En marge des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Dakar Night Market s’est installé à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), du 31 octobre 2026 au 13 novembre 2026. Au-delà de l’animation commerciale et culturelle, ce marché nocturne offre une vitrine aux entrepreneurs locaux et particulièrement aux étudiants qui profitent de l’affluence liée aux Jeux pour faire découvrir leurs créations, tester leurs produits et aller à la rencontre de potentiels clients.
La nuit, quand les rues de la capitale s’éloignent de leur agitation habituelle, une autre activité prend vie en plein cœur de Dakar. Il est 20 heures, ce dimanche 1er novembre 2026. À l’entrée du site, un car rapide aux couleurs bleu et jaune donne déjà le ton. Dans ce décor familier, plus d’une centaine de stands s’animent au rythme des exposants venus présenter leur savoir-faire dans les domaines de la mode, de la gastronomie et des cosmétiques. C’est à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), temple du savoir, que s’est installée la septième édition du Dakar Night Market. Organisé du 31 octobre au 13 novembre, cet événement profite de la tenue des JOJ pour accueillir davantage d’exposants et toucher un public plus large, notamment les visiteurs venus de l’étranger.
Pour les organisateurs, l’enjeu est de faire de cette période une occasion de promouvoir le savoir-faire sénégalais. À l’initiative du marché, le chef Aziz, fondateur de Cowaf (Cooking with Aziz & Friends), explique que cette édition a été exceptionnellement étendue à quatorze nuits, alors que le rendez-vous se tient habituellement les vendredis et samedis. Le nombre d’exposants est également passé d’une soixantaine en moyenne à une centaine. « Nous espérons justement avoir touché cette cible qui est venue d’ailleurs, qu’ils puissent repartir dans leurs valises avec des souvenirs du Dakar Night Market», explique-t-il.
Mais au-delà de la promotion des produits locaux auprès des visiteurs des JOJ, le marché nocturne entend aussi donner de la visibilité à une jeunesse qui entreprend. Une dizaine de stands est ainsi réservée aux étudiants, aux initiatives des facultés et aux incubateurs de l’UCAD. Une occasion pour ces jeunes de sortir du cadre universitaire, de présenter leurs idées et de les soumettre à l’appréciation du public.
Des étudiants qui exposent leur savoir-faire
Dans cette centaine de stands, les initiatives estudiantines attirent les regards. À travers leurs projets, ces jeunes tentent de transformer leurs connaissances et leur créativité en solutions concrètes. C’est le cas de Tidiane Sow, Ibrahima Fall, Ahmed Sall et Ahmadou Sarré, étudiants au département de génie informatique de l’École supérieure polytechnique. Ils sont venus présenter notamment Saytu Mbay, une solution destinée à accompagner les agriculteurs dans la surveillance de leurs exploitations. Le dispositif permet de recueillir des données sur les champs afin de faciliter le suivi des cultures et d’aider les producteurs à prendre certaines décisions.
Le groupe travaille également sur une seconde solution consacrée à la conservation des oignons. Partant du constat des pertes enregistrées après les récoltes, les étudiants ont imaginé un système de capteurs permettant de suivre les conditions de stockage et de mieux déterminer les moments où une intervention est nécessaire. Pour Ibrahima Fall, cette exposition représente une occasion de gagner en visibilité, mais aussi de recueillir les observations et les conseils des visiteurs susceptibles de contribuer à l’amélioration de leur projet.
À quelques stands de là, l’innovation prend une autre forme. Ikraamat Saïd Mouhamed et Meta Boly Camara, étudiantes en licence Sciences et Technologie des Semences au département de biologie végétale et membres du programme UCAD Agropole, exposent des produits issus du champ-école de l’université. Poivrons, piments et feuilles de moringa côtoient des produits transformés, notamment de la sauce de piment .
Pour ces étudiantes, participer au Dakar Night Market constitue une expérience peu ordinaire. Habituées au cadre universitaire, elles découvrent les exigences d’une exposition ouverte au grand public. « En tant qu’étudiante, on n’a pas souvent l’opportunité d’assister à des choses comme celles-ci, mais je pense qu’au final, j’aurai beaucoup d’expérience à tirer de tout cela », confie l’une d’elles.
L’entrepreneuriat étudiant s’invite également dans l’univers des cosmétiques. Étudiante à la FASEG, Jamilatou Diallo présente, avec cinq autres camarades, une gamme capillaire élaborée à base de sorgho. Une matière première généralement associée à l’alimentation, mais dont les propriétés ont suscité leur intérêt pour une application cosmétique. Leur gamme comprend notamment un shampoing, une huile et une pommade.
S












