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Surveillance maritime et fluviale : Le Sénégal renforce sa stratégie de défense face aux nouvelles menaces

Le directeur général de L’Agence Nationale des Affaires maritimes, Bécaye Diop a présidé ce jeudi 26 mars 2026, un atelier national de renforcement de la surveillance maritime et fluviale, dont le thème est ” une surveillance maritime efficace, gage d’une sécurité constante”.

Placée sous la présidence de Madame la ministre des pêches et l’économie maritime, cette rencontre réunit l’ensemble des acteurs institutionnels et opérationnels de l’action de l’État en mer, notamment la marine nationale, l’armée de l’air, la HASSMAR, la Gendarmerie nationale, la police nationale, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, la Douane, et plusieurs services techniques et partenaires sectoriels.

Elle s’inscrit dans le cadre du renforcement de la surveillance maritime et fluviale, priorité stratégique de l’action de l’Etat en mer, face aux défis croissants liés aux activités maritimes et portuaires.

Dans son intervention, M.Diop est revenu sur l’objectif de la rencontre.

“L’idée de cet atelier, c’est de parler en une seule voix, de réunir toutes les forces, de réunir aussi toutes les stratégies nécessaires pour que le point sur la surveillance maritime et fluviale soit étudié, que des réponses soient apportées et aussi calibrées sur les faits du moment”.

Cet atelier de haute facture vise à :
☆ Renforcer la coordination interinstitutionelle;
☆ Renforcer la connaissance du domaine maritime;
☆Améliorer l’efficacité du dispositif national de surveillance et, promouvoir une approche Intégrée de la sécurité, de la sûreté et de la protection de l’environnement maritime et fluviale.

Pour le dg de l’ANAM, les attentes par rapport à ces deux jours, c’est d’avoir un cahier de suivi qu’on gardera sur le coude, mais qui sera aussi notre cahier de charge pour les mois, les jours, les années à venir, parce que les risques évoluent dans le temps. Ce qu’on connaît des risques au niveau maritime, on les connaît, mais il y a de nouvelles zones de risques qui existent actuellement.

Pendant deux (02) jours, les participants échangeront autour de thématiques suivantes :
● la sécurité des embarcations de pêche artisanale et des zones offshore pétro-gaziéres;
● la modernisation des dispositifs de surveillance;
● la protection des écosystèmes marins et fluviaux;
● Et la coordination des acteurs de l’Etat en mer.
L’Agence Nationale des Affaires maritimes (ANAM) affiche des ambitions fortes, notamment la création d’une académie maritime nationale et le développement de systèmes avancés de veille côtière. Des initiatives qui s’inscrivent dans la Vision Sénégal 2050, avec pour objectif de faire des espaces maritimes un véritable « sanctuaire de souveraineté ».

À l’issue des travaux, des recommandations stratégiques et opérationnelles sont attendues pour renforcer durablement la gouvernance maritime du pays.

Au-delà des échanges techniques, cet atelier marque une volonté politique affirmée : celle de faire du Sénégal un acteur maritime organisé, prévoyant et pleinement maître de son destin en mer.