C’est dans une salle preine, que le film “Rafet” réalisé par Khadidiatou Sow, a été projecté en avant-premier, ce mercredi 08 avril 2026, au musée des civilisations noires.
Cette œuvre emblématique de la littérature africaine est portée à l’écran devant le représentant du ministre de la culture,du Tourisme et de l’artisanat, Mounirou Barro et Mohamed Abdallah Ly, directeur du musée des civilisations noires.
Le film “Rafet” raconte l’histoire poignante d’une fillette de 12 ans qui dissimule son visage derrière un masque en carton pour échapper aux moqueries. À travers le récit de Rafet rejetée pour sa beauté mais reconnue pour son âme . elle entame un chemin intime vers l’acceptation de soi.

Dans son discours d’ouverture, la réalisatrice du film Rafet a rappelé l’importance de cette œuvre.
“Rafet est un film qui interroge la notion de beauté. Une beauté souvent dictée, normée, imposée. À travers ce récit, j’ai voulu questionner notre regard sur nous-mêmes et sur les autres”, A-t-elle déclaré.
Elle ajoute “C’est aussi un film qui parle des masques que nous portons, ces masques que l’on construit pour répondre aux attentes, pour se protéger ou simplement pour être accepté. Mais au fond, la véritable beauté ne se trouve pas dans ce que l’on montre pour plaire aux autres. Elle est dans ce moment plus fragile, plus sincère, où l’on accepte de se dévoiler”.
Khadidiatou Sow explique que son intention est de célébrer la beauté qui naît dans la faille, la dignité des différences, la force silencieuse qui transforme la honte en courage. « J’aimerais capter l’intensité d’un geste, la vérité d’un silence, la métamorphose d’un regard qui s’ouvre. Au-delà d’un récit, Rafet est une invitation à réapprendre à voir, à accueillir l’imperfection comme une forme de grâce, et à reconnaître dans la vulnérabilité une puissance profonde », souligne-t-elle.
Khadidiatou Sow, formée à Paris (Ateliers Varan) en 2007, est la réalisatrice du film « Une place dans l’avion », sélectionné dans plusieurs festivals et récompensé par de nombreuses distinctions : African Movie Awards (Lagos) et Clap Ivoire (Abidjan) en 2017, Les Nuits en Or des César (France) en 2018, et l’Étalon d’argent au Fespaco (Burkina Faso) en 2019.

Prenant la parole, le représentant du ministre de la culture, du Tourisme et de l’Artisanat, est revenu sur le sens du film. “Rafet est une œuvre qui interroge sur le poids des normes sociales . A travers une narration riche, le film tourné dans le quartier Lebou de Ngor, nous raconte l’histoire d’une fillette de 12 ans obligée de mettre un masque en carton pour échapper aux moqueries. Ce récit témoigne l’importance de l’acceptation de soi qui ne se résiste non seulement à la beauté du visage, du corps, mais de l’âme. Rafet porte un message fort et profondément humain pour la société, à ceux ou à celles qui vivent avec leurs cicatrices, les rendant fragiles au regard qui les différencie aux autres”, a fait savoir M. Barro
Pour Mounirou Barro, il est essentiel que nous continuons à soutenir cette industrie, à encourager la formation des talents et à promouvoir la production locale.
Ce film est une ode aux êtres fragiles, à ceux qui portent leurs cicatrices comme des empreintes de vie, aux visages que l’on détourne et aux regards qui blessent .
la projection du film “Rafet”, est suivi un panel de haut niveau autour du thème: “acceptation de soi et enjeux socio-culturels», animé par Dr Soukeyna Diop, psychologue, Docteur en Psychologie clinique et en psychopathologie, Absa Maty Kane (Queen Absa), Fondatrice et Directrice de projets.
éducatifs et culturels: Kids Kingdom, Sabine “Mamy” Samb, journaliste, Sellou Diallo,
Comédien, producteur,Spécialiste de contes, Professeur à l’Université Gaston-
Berger. Il est modéré par MM Oumy Ndour journaliste.












