Le Centre de Formation Judiciaire (CFJ) a organisé ce lundi 13 avril 2026, une conférence internationale axée sur le thème “«La justice pénale face aux nouveaux défis de la délinquance et de l’intelligence artificielle : entre innovations et respect des droits fondamentaux».
Cette rencontre d’envergure vise à offrir un cadre de réflexion collective et transversale pour partager des expériences afin de trouver des solutions pour l’adaptation de nos systèmes judiciaires.

Dans son discours d’ouverture, le directeur général du Centre de Formation judiciaire a rappelé le choix du thème.
“Le choix de cette thématique s’inscrit en droite ligne de l’objet de notre mission.
Le Centre de formation judiciaire a pour mission d’assurer la formation initiale et continue des acteurs de la justice. Mais c’est aussi la vocation d’un centre comme le nôtre d’être un cadre de réflexion et de partage sur toutes les problématiques qui peuvent affecter directement ou indirectement la justice”, a fait savoir Souleymane Teliko.
Selon le magistrat, la justice fait face, aujourd’hui, à une «double révolution». La première concerne la mutation profonde de la criminalité, désormais caractérisée par la sophistication des circuits financiers, la dématérialisation des infractions et l’essor de nouvelles formes de délinquance, notamment dans le cyberespace.
Cette rencontre internationale a pour objectif de réfléchir, d’échanger et d’analyser des réponses adaptées aux mutations contemporaines de la délinquance et aux défis que pose l’intelligence artificielle à la pratique judiciaire afin de maintenir l’équilibre entre efficacité de la justice et respect des droits fondamentaux.

D’apres lui , la conférence va porter sur deux de ces problématiques importantes. La première, c’est d’abord la mutation que connaît actuellement la criminalité. C’est une criminalité qui est de plus en plus technique, de plus en plus sophistiquée et virtuelle et donc de plus en plus difficile à traiter par les acteurs judiciaires.
La seconde problématique, c’est celle de l’intelligence artificielle dont on mesure de plus en plus les potentialités mais aussi les risques. Alors l’idée qui soutient l’organisation de cette conférence, c’est de voir dans quelle mesure la justice en général et la justice sénégalaise en particulier est en train de s’adapter face à ces mutations. Et quand on parle d’adaptation, je parle en particulier d’adaptation au niveau normatif et institutionnel.
Les résultats attendus de cette conférence est de contribuer à l’amélioration de l’administration de la justice face aux enjeux sociaux liés à la montée de la criminalité de masse et au développement du numérique. Il permet également de consolider les mécanismes de partenariats de coopération judiciaire régionale et internationale












