
La Fédération nationale des syndicats du personnel administratif, technique et de service (PATS) des universités publiques et des Centres des œuvres universitaires du Sénégal (COUD) a officiellement décrété 48 heures de grève ce lundi 18 octobre 2026, pour dénoncer l’absence d’avancées concrètes sur la généralisation de l’indemnité de logement et annoncé un durcissement de leur mouvement de contestation à l’issue d’une assemblée générale.
Les syndicats des PATS réclament principalement le respect de leurs revendications sociales et matérielles, notamment la question cruciale de l’indemnité de logement.
Ce mouvement de débrayage de deux jours menace de paralyser le fonctionnement administratif et les services d’aide sociale (restauration, hébergement) dans toutes les universités publiques du pays.

Prenant la parole, François Babacar Touré a d’accord rappelé que la Fédération réclame depuis 2024 la généralisation de l’indemnité de logement au bénéfice de l’ensemble des PATS. Selon lui, le principe de cette généralisation avait déjà été acquis à l’issue de concertations antérieures, notamment lors d’un séminaire organisé à Saly.
Il a également déplore toutefois que les engagements pris n’aient toujours pas été concrétisés. Il reproche au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) de privilégier de nouvelles négociations, alors que la Fédération estime que les discussions précédentes devraient permettre de finaliser le dossier.

Dans son intervention Monsieur Seydou a salué la forte mobilisation des travailleurs et appelé à maintenir la pression autour de cette revendication.
Il a dénoncé une situation qu’il juge injuste : celle de voir certains agents bénéficier de l’indemnité de logement tandis que d’autres, pourtant engagés dans le fonctionnement des mêmes institutions universitaires, en sont exclus.
Selon lui, les PATS occupent une place essentielle dans le fonctionnement quotidien des universités. À travers les secrétariats, les directions et les services administratifs, ils contribuent à la continuité du service public et au bon déroulement des activités universitaires.
Pour justifier leur mobilisation, les syndicats mettent en avant la hausse du coût du logement, particulièrement à Dakar. Le coordonnateur souligne que des locations autrefois accessibles entre 50 000 et 60 000 francs CFA peuvent aujourd’hui atteindre 300 000 à 350 000 francs CFA, des montants difficiles à supporter pour les agents concernés. Il considère que l’indemnité constitue un moyen de soulager les ménages et de faciliter l’accès à la propriété.
La Fédération a ainsi décrété une grève de 48 heures dans les universités publiques et les ministères concernés. Elle prévient que le mouvement pourrait se poursuivre par une grève de 72 heures dans le cadre de la mobilisation des fédérations des centrales syndicales. Une évaluation est prévue à l’issue de cette étape afin de déterminer les suites à donner au mouvement.












