Face à la hausse du prix de la viande, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr. Serigne Guèye Diop, a mis en évidence un déficit structurel de la production nationale.
« Le Sénégal ne produit pas assez de bovins ni de viande pour couvrir la consommation locale. De plus, les flux de bétail qui approvisionnaient régulièrement notre marché sont aujourd’hui fortement ralentis », a-t-il expliqué, rappelant que l’évolution des prix obéit également au jeu naturel de l’offre et de la demande.
Pour le ministre, cette situation souligne surtout l’urgence de renforcer la production nationale. La réponse durable réside, selon lui, dans une politique ambitieuse de développement de l’élevage et d’augmentation de la production locale.
« Nous dépendons encore de l’importation de centaines de milliers de têtes de bétail, notamment pour la Tabaski. Il est crucial que le Sénégal devienne autosuffisant pour sécuriser son marché et stabiliser les prix », a-t-il souligné.
Au-delà de la conjoncture actuelle, cette problématique renvoie ainsi à un enjeu stratégique majeur : faire de la souveraineté alimentaire un levier de sécurisation de l’approvisionnement national et de stabilité durable des prix.












