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Education : la COSYDEP veut capitaliser sur les performances de 2026

Tirer les enseignements de l’année scolaire 2025-2026 pour éviter de reproduire les mêmes difficultés et surtout capitaliser sur les progrès enregistrés. C’est l’un des principaux messages portés, mardi à Dakar, par la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP), à l’ouverture de sa session annuelle « Nos Vacances pour l’École ».

Placée sous le thème « Apprendre de l’année 2025-2026 pour mieux réussir 2026-2027 », la rencontre a été l’occasion pour le directeur exécutif de la COSYDEP, note l’APS, Cheikh Mbow, de revenir sur les performances enregistrées aux examens scolaires. Il estime que ces résultats, qualifiés d’historiques, doivent surtout permettre d’identifier les réformes et pratiques qui ont contribué à leur amélioration.

La réorganisation du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), la digitalisation des procédures ainsi que la double saisie des notes figurent, selon lui, parmi les mesures ayant permis de rendre les opérations plus efficaces. Le traitement des examens a notamment été ramené de deux mois à une dizaine de jours.

Pour Cheikh Mbow, l’enjeu est désormais de transformer ces avancées en acquis durables. Cela passe, selon lui, par une meilleure utilisation des données issues des évaluations, mais également par le renforcement de l’évaluation formative et de la remédiation, afin de mieux accompagner les élèves en difficulté.

La COSYDEP plaide également pour une évolution plus profonde du système éducatif. La révision de la loi d’orientation, la généralisation effective de l’obligation scolaire, la protection des droits de l’enfant ainsi que l’adaptation des programmes et méthodes pédagogiques aux mutations de la société sont présentées comme des chantiers prioritaires.

L’organisation met, par ailleurs, l’accent sur la nécessité de préserver l’École des tensions extérieures. Les crises et les turbulences sociopolitiques, a relevé Cheikh Mbow, peuvent avoir des conséquences sur le bien-être des élèves et sur la continuité des apprentissages. D’où son appel à faire de la stabilité de l’espace scolaire une condition essentielle de la consolidation des performances enregistrées.