Ce lundi 22 décembre,Les délégués du personnel des agents de l’Institut de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) ont fait face à la presse pour dénoncer la dégradation persistante de leurs conditions de travail et le blocage de l’Accord d’Entreprise, pourtant finalisé depuis juillet 2025.
Cette rencontre avec les médias s’est tenue sous la direction de Monsieur Harouna DIOP, Coordonnateur de la Délégation du Personnel et Délégué du Personnel de l’IPRES, en présence de plusieurs agents de l’institution.
Prenant la parole, M. Harouna DIOP a rappelé que depuis plus d’un an, les travailleurs de l’IPRES sont engagés dans une mobilisation continue pour alerter les autorités sur la détérioration alarmante de leurs conditions de travail et pour exiger la validation immédiate de l’Accord d’Entreprise.
« Cet accord, finalisé en juillet 2025, constitue le seul cadre garantissant une gestion des carrières équitable, transparente et respectueuse des droits des agents », a-t-il souligné.
Malgré un dialogue entamé avec le Président du Conseil d’Administration, M. Mamadou Racine Sy, notamment lors d’une rencontre tenue le 5 décembre 2024, et malgré des engagements pris par la Direction générale, aucune avancée concrète n’a été enregistrée, selon la délégation.

Les délégués du personnel ont également dressé un tableau sombre du fonctionnement quotidien de l’institution, marqué par de graves dysfonctionnements structurels, notamment :
● un ascenseur régulièrement en panne ;
● des ruptures fréquentes de consommables essentiels ;
● des problèmes chroniques de connexion internet et d’approvisionnement en eau ;
● une insuffisance et des ruptures de stock de matériel médical.
Des manquements qui, selon eux, entravent sérieusement le travail des agents et affectent leur bien-être.
La délégation du personnel dénonce surtout le silence du Conseil d’Administration, qui n’a pas statué sur l’Accord d’Entreprise malgré l’échéance impérative du 15 décembre 2025 fixée à la Direction.
« Ce blocage injustifié témoigne d’un mépris profond envers le personnel et entretient un système de gestion des carrières opaque et profondément injuste », a dénoncé M. DIOP.
Selon lui, cette situation favorise des promotions arbitraires, pendant que des agents comptant parfois plus de vingt ans de service stagnent au même poste et avec la même rémunération.
La démotivation, la frustration et le sentiment d’injustice ont, selon les représentants du personnel, atteint un seuil critique au sein de l’IPRES.
« Derrière ce beau bâtiment, il y a un personnel qui souffre », a insisté le coordonnateur de la délégation, citant des cas d’agents restés au même niveau depuis 1999, sans évolution de carrière.
Face à cette situation, la Délégation du Personnel réitère trois exigences majeures :
■ l’amélioration immédiate et effective des conditions de travail ;
■ la validation sans délai de l’Accord d’Entreprise ;
■ l’instauration d’une gouvernance transparente, équitable et respectueuse des droits des agents.
Les délégués du personnel n’excluent pas une reprise des actions syndicales, y compris le débrayage et la grève, si aucune réponse satisfaisante n’est apportée par la Direction dans les prochains jours.












