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Hadj 2026 : le RENOPHUS alerte sur l’urgence des inscriptions

Dans le cadre des préparatifs du pèlerinage à La Mecque (Hadj 2026) en Arabie Saoudite, le Regroupement des Organisateurs Privés pour le Haddj et la Oumra au Sénégal (RENOPHUS) a fait face à la presse ce lundi 5 janvier 2026.

Cette rencontre visait à informer et alerter les populations sénégalaises sur l’urgence des inscriptions et les nouvelles exigences liées à l’organisation du Hadj.

La rencontre s’est tenue en présence de M. Cheikh Bamba Dioum, premier vice-président du RENOPHUS et porte-parole du jour, ainsi que de plusieurs membres du regroupement.

Prenant la parole, M. Cheikh Bamba Dioum est largement revenu sur l’importance de cette sortie médiatique, dans un contexte marqué par un changement significatif du calendrier du Hadj par les autorités saoudiennes.

« Chers journalistes, nous vous avons conviés à ce point de presse pour vous entretenir de la phase finale des inscriptions pour effectuer les formalités de participation au pèlerinage à La Mecque 2026. Ces dernières années, l’Arabie Saoudite change constamment le calendrier du Hadj et accélère la cadence. Cette année marque un tournant décisif, car les opérations d’inscription et de paiement des services ont été anticipées de plusieurs mois », a-t-il expliqué.

Selon lui, le Sénégal est appelé à s’adapter à ce nouveau rythme. À cet effet, la Délégation générale au pèlerinage avait lancé officiellement le démarrage des inscriptions depuis le 25 juillet 2025. Toutefois, le nombre d’inscrits reste en deçà des attentes.

Il a indiqué que le mardi 6 janvier 2026 marque le début de la dernière phase des inscriptions, qui comprend notamment les visites médicales, les vaccinations, l’obtention du passeport ainsi que la double saisie des données des pèlerins, aussi bien sur la plateforme nationale que sur le portail saoudien.

« La principale difficulté réside dans le fait que toutes ces opérations doivent impérativement se faire en moins d’un mois, alors qu’auparavant elles s’étalaient sur deux mois. La clôture officielle est prévue le 7 février, mais en réalité, pour pouvoir effectuer le pèlerinage cette année, le pèlerin doit terminer toutes les formalités au plus tard le 1er février », a-t-il averti, appelant les candidats à se hâter pour éviter toute forclusion.

Abordant la question des agences de voyage, le premier vice-président du RENOPHUS a rappelé que la liste des agences agréées pour le Hadj est disponible à la Délégation générale au pèlerinage (DGP) et au siège du RENOPHUS, situé à la mosquée Mame Ansou, Liberté 6 Extension, après le camp Leclerc.

« La Délégation générale a formellement interdit aux agences non agréées de faire des publicités pour le recrutement de pèlerins. Ces dernières années, certaines agences non agréées ont recruté des candidats sans pouvoir leur offrir le Hadj, les laissant en rade », a-t-il dénoncé.

Sur le volet médical, M. Dioum a invité les médecins à faire preuve de discernement dans les consultations et la délivrance des certificats d’aptitude.

« Nous recommandons aux médecins de respecter les règles de l’art sans porter préjudice aux pèlerins par des analyses excessives, telles que des échographies ou des scanners interminables, alors que les délais sont extrêmement courts. L’Arabie Saoudite exige des pèlerins bien portants, mais nos médecins ont la compétence nécessaire pour poser ce diagnostic sans compromettre ce voyage spirituel irremplaçable », a-t-il souligné.

Enfin, évoquant le transport aérien, il a indiqué que la compagnie Air Sénégal a été choisie pour convoyer les pèlerins, tout en exprimant des inquiétudes sur le coût du billet.

« À ce jour, le prix du billet n’est pas encore connu, alors qu’il nous a été exigé une avance de 750.000 francs CFA, soit près de 50 %. Un billet Dakar–Médine qui avoisinerait 1.500.000 francs CFA est excessif, alors que la moyenne est d’environ 800.000 francs CFA », a-t-il regretté.

Il a ainsi appelé le gouvernement à apporter un assouplissement considérable, à l’image des mesures prises sur l’électricité, l’essence et le gasoil, soulignant que la baisse du dollar et du kérosène devrait logiquement se répercuter sur le prix du billet.

M. Cheikh Bamba Dioum a conclu en exhortant les autorités et l’ensemble des acteurs à agir rapidement afin de garantir un pèlerinage bien organisé et accessible aux fidèles sénégalais.