Dans le cadre de la première édition du festival ouest-africain des arts et de la culture (écofest), Amadou Ba, ministre de la culture, de l’Artisanat et du Tourisme a présidé cette après-midi, un séminaire ministériel au musée des civilisations noires.
Cette rencontre de haute portée s’est déroulée en présence de ses homologues de la Gambie, du Ghana, du Libéria et la représentante de la Guinée Bissau.
Ce séminaire ministériel permet de renforcer la coopération culturelle régionale, à partager les expériences nationales et à définir des pistes d’actions concertées.

Le séminaire s’est articulé autour d’un impératif stratégique central : transformer les industries culturelles et créatives (ICC) en moteur structurant de la croissance économique ouest-africaine. Les discussions ont permis aux ministres d’affiner une compréhension commune des défis culturels actuels, d’examiner les priorités stratégiques régionales et de mettre en lumière la contribution irremplaçable du patrimoine, des arts et des ICC au développement durable.
Au cœur de ces débats figure une préoccupation partagée : créer un écosystème robuste capable de générer des emplois massifs pour les jeunes du continent. Amadou BA a insisté sur la nécessité de bâtir une économie créative véritablement intégrée, soutenus par des mécanismes fiscaux adaptés, des financements publics stratégiques et une implication renouvelée du secteur privé. Pour le ministre sénégalais, sans cette mobilisation combinée, l’Afrique de l’Ouest risque de perdre une opportunité historique de capitaliser sur son potentiel culturel immense.

Dans sa déclaration le ministre de la culture sénégalais est revenu sur l’importance de la rencontre.
“L’enjeu dépasse la simple valorisation artistique : il s’agit de consolider des chaînes de valeur culturelles compétitives, capables de rivaliser sur la scène mondiale et de ramener aux créateurs africains les ressources financières généralement captées par des intermédiaires externes. Cette perspective reflète une prise de conscience régionale que la souveraineté culturelle passe inévitablement par l’autonomie économique des secteurs culturels locaux”, a-t-il déclaré.
Le séminaire a permis aux ministres de présenter leurs initiatives nationales respectives et de partager leurs pratiques les plus pertinentes. Cette mise en commun des expériences revêt une importance stratégique : elle permet d’identifier les modèles transférables, d’anticiper les obstacles communs et de coconstruire des solutions régionales. Cette gouvernance partagée, garantie par un comité d’organisation conjoint réunissant la CEDEAO, l’UEMOA et le Sénégal, en est la traduction institutionnelle.












