Face à la presse ce mardi, le leader du parti République des Valeurs Thierno Alassane Sall a dressé un tableau tres sombre sur les deux ans de pastef au pouvoir.
“La première faille du nouveau gouvernement réside dans son incapacité manifeste à mesurer l’impact social réel de ses décisions. La remise en cause des bourses sociales, la relégation des bourses étudiantes dans l’ordre des priorités et les licenciements opérés dans un contexte économique déjà fragile traduisent une gouvernance profondément déconnectée des réalités quotidiennes des ménages sénégalais”, a déclaré Thierno Alassane Sall devant la presse.
Ce qui devait être, aux yeux de nombreux Sénégalais, et même d’une partie de l’Afrique, la plus grande victoire politique du siècle, s’est transformé en une profonde désillusion”. C’est le bilan que le patron de la République des valeurs (RDV) tire des deux ans de Diomaye au pouvoir.
Selon le leader du parti République des Valeurs, On ne peut invoquer la rationalisation des dépenses publiques sans discernement, tout en évitant soigneusement d’ouvrir le chantier pourtant incontournable des privilèges, des rentes et du train de vie de l’État au sommet.
“Une victoire bâtie sur des promesses exaltantes : éthique, transparence, fraternité, égalité des droits, don de soi pour la patrie. Autant de valeurs brandies comme les fondements d’un nouveau projet de société”, a-t-il ajouté.
À l’en croire, très vite, la réalité a rattrapé le discours. “Ce qui se révèle aujourd’hui n’est pas une gouvernance tournée vers l’intérêt général, mais un petit clan, incapable de s’accorder sur la manière de diriger le pays, davantage préoccupé par la conquête et la conservation du pouvoir que par le sort des Sénégalais.”
“Pour la première fois dans l’histoire récente du Sénégal, une guerre larvée, ouverte et assumée s’installe durablement entre les deux têtes de l’exécutif. Une confrontation qui ne porte ni sur le devenir du pays, ni sur les attentes des étudiants, des travailleurs ou des familles éprouvées, mais sur une seule question : qui exercera réellement le pouvoir et qui sera candidat en 2029” accuse le député.












