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Floraison de coups d’État-combine (s) en Afrique: arrêtez la comédie ! Par Ibrahima NGOM Damel

L’africain a un problème avec le pouvoir. Pour se le procurer, il est souvent prêt à tout: diviser, brimer, intimider, mentir, pogromiser, trahir et, même, réprimer dans le sang. Comme qui dirait, tous les coups sont donc permis par ces nouveaux hooligans pour se hisser au sommet, pour atteindre le Graal. Sous nos tropiques, on ne détient pas les manettes du pouvoir pour servir mais, pour se servir et asservir son peuple. Ce qui justifie à merveille cette course démentielle pour y accéder. Triste constat ! Il est alors temps de douter de ce continent noir, berceau d’atroces rivalités dont l’enjeu principal est le pouvoir.

Depuis quelques temps, une nouvelle épidémie de coups d’États commencent à envahir une bonne partie de l’Afrique: les coups d’États aux allures de véritables combine(s). Le mode opératoire est si simple: par peur de représailles par ce qu’on a mal géré, l’on organise sa succession en usant un simulacre de coup d’État sans éclat. Sans violence. Une manière qui consiste à désigner son homme-lige qui va protéger ses arrières,
dédouaner d’une gouvernance immonde, cavalière, bancale et calamiteuse. Voilà ce qui s’était passé en 2023 au Gabon avec un très proche du clan des Bongo Ondimba, en l’occurrence, Brice Clotaire Oligui Nguéma. Dans un putsch savamment préparé, il avait déposé le Président Ali Bongo Ondimba au bout de ses forces et, sans aucune effusion de sang pour, ensuite, tenir un scrutin visant à légitimer son pouvoir. Quelques jours après son élection (il faut l’appeler ainsi !), le Général Putschiste en chef était allé faire allégeance à la France, histoire de redonner un souffle de vie à la vieille FrançAfrique en agonie et dont le défunt père El Hadji Omar Bongo Ondimba était le pilier. Les cas de prises du pouvoir en Guinée Conakry et au Tchad sont encore frais dans nos mémoires. Le même phénomène semble se passer, aujourd’hui, chez notre voisin d’à côté, la Guinée Bisau. Dans ce pays, l’ordre y règne ce 25 novembre 2025 ! Le Président Umaro Sissoco Embalò vient de payer et pour sa témérité et pour son appétence du pouvoir.

Il a été mis aux arrêts par l’armée avec à sa tête le Chef d’État-Major Général. Cet épisode regrettable s’est passé juste après sa participation si contestée à la dernière élection présidentielle (tenue ce week-end) pour briguer un quatrième (4ème) mandat. Dans l’attente du verdict des urnes, Embalò est victime du virus du pouvoir “Kaki” bien connu et reconnu de chez eux. Oui ! Il est comme roti. C’est fini. Est-ce une autre façon pour cuver la colère du peuple? S’arrange-t-il à aménager une large boulevard aux siens ? Tout le laisse croire. Mais, attendons d’y voir. Halte à la comédie de trop !

Ibrahima NGOM Damel.

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