Accueil / Actualités / Homosexualité et agenda du genre : Ndeyi Askan Wi et And Samm Jikko Yi Femmes affichent leur opposition

Homosexualité et agenda du genre : Ndeyi Askan Wi et And Samm Jikko Yi Femmes affichent leur opposition

La Plateforme nationale des femmes musulmanes du Sénégal, en collaboration avec la section féminine du collectif And Samm Jikko Yi, a tenu un point de presse ce mercredi 28 octobre 2026, pou réaffirmer position ferme concernant les valeurs sociétales, la protection de la famille, les droits des femmes et des enfants, ainsi que le rejet total de l’homosexualité.

Cette sortie s’inscrit dans un contexte marqué par de vifs débats nationaux sur l’évolution de la législation pénale et la préservation de la culture et de la religion au Sénégal.

Prenant la parole au nom des deux mouvements, Dr Mariama Mbacké, membre de la cellule de communication de Ndeyi Askan Wi, a d’abord rendu hommage aux victimes de violences et aux familles éprouvées, tout en exprimant sa compassion envers les populations touchées par les inondations. Elle a invoqué la miséricorde divine pour les disparus et le réconfort des familles endeuillées, avant de situer la démarche des organisations dans une logique de vigilance, de conviction et de responsabilité.

Dans son intervention, Dr Mariama Mbacké a vivement critiqué la caravane féministe portée par JGEN Sénégal, avec l’appui de l’Association des juristes sénégalaises et du Collectif des féministes du Sénégal, dans le cadre de la préparation des premières « Assises nationales citoyennes sur les droits des femmes et des filles ».

Selon elle, cette initiative viserait notamment à promouvoir une nouvelle conception de la justice de genre, à réviser certaines dispositions législatives jugées discriminatoires et à aligner le droit sénégalais sur des instruments internationaux, dont le Protocole de Maputo. Elle a également évoqué les revendications relatives à la puissance paternelle et la perspective de la remise d’un cahier de doléances au ministère de la Justice.

Face à cette démarche, la représentante de Ndeyi Askan Wi a interrogé la légitimité de ces organisations à parler au nom de l’ensemble des femmes sénégalaises. Elle a également regretté l’absence, selon elle, d’une implication suffisante des familles, des autorités religieuses et coutumières ainsi que des institutions publiques dans les discussions sur des questions touchant directement à la société.

Sur le plan juridique, elle a rappelé l’adoption, le 27 mars 2026, de la loi n° 2026-08 modifiant l’article 319 du Code pénal sénégalais. Elle a appelé le procureur de la République à veiller à l’application de la législation en vigueur, notamment concernant les actes contre nature ainsi que leur promotion et leur financement, tels que définis par le texte.

Autre point majeur de son intervention : le Protocole de Maputo, dont Dr Mariama Mbacké a contesté la pertinence comme référence centrale des politiques nationales relatives aux femmes, aux enfants, au mariage et à la famille.

Elle a ainsi invité les femmes parlementaires à ouvrir le débat sur les voies juridiques permettant au Sénégal de dénoncer cet instrument, dans le respect des procédures constitutionnelles et internationales.

La responsable a par ailleurs dénoncé ce qu’elle considère comme une instrumentalisation des droits des femmes et des filles au détriment des réalités socioculturelles sénégalaises. Elle a opposé à cette approche les difficultés vécues quotidiennement par de nombreuses femmes, notamment la charge mentale, les responsabilités domestiques et les contraintes professionnelles.