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LFR 2026 : la société civile appelle au dialogue entre le gouvernement et l’Assemblée nationale

Face au blocage institutionnel persistant, la société civile sénégalaise a tenu une conférence de presse ce lundi 26 octobre 2026 pour exhorter l’Exécutif et la majorité parlementaire à privilégier le dialogue.

Cette démarche vise à désamorcer la crise politique majeure entourant le projet de Loi de finances rectificative (LFR) 2026.

Les trois figures majeures de la société civile  LEGS Africa, la PAnE et International Budget Partnership (IBP) Sénégal  ont lancé un appel pressant au gouvernement et à la majorité parlementaire.

Pour la société civile, le Sénégal a besoin d’un budget capable de restaurer la crédibilité des finances publiques, de préserver le pouvoir d’achat des ménages et de renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques, sans compromettre les perspectives de développement du pays.

Face au rejet du texte en commission parlementaire par le groupe PASTEF, les organisations citoyennes demandent aux deux camps de surcharger les calculs partisans et de faire valoir l’intérêt supérieur de la nation.

La société civile plaide pour un budget transparent, socialement équitable et répondant aux urgences quotidiennes de la population.

Face aux tensions énergétiques et à leurs répercussions sur le coût de la vie, la société civile met en garde contre des hausses brutales susceptibles de pénaliser davantage les ménages modestes, les transporteurs et les consommateurs.

Elle préconise une meilleure orientation des subventions publiques vers les populations les plus vulnérables, les transports collectifs et les secteurs sociaux essentiels, plutôt que le maintien de dispositifs largement généralisés.

Les organisations demandent également que tout ajustement économique soit accompagné d’un renforcement vérifiable des mécanismes de protection sociale, notamment les bourses de sécurité familiale. Elles appellent, par ailleurs, à éviter les coupes budgétaires dans l’éducation, la formation professionnelle et les dispositifs de solidarité, ou à prévoir des mesures compensatoires lorsque celles-ci s’avèrent inévitables.