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Secrétariat général de l’ONU : Macky Sall joue son avenir ce 16 octobre

La course au Secrétariat général de l’Organisation des Nations unies (ONU) franchit une étape cruciale ce 16 octobre 2026. Le Conseil de sécurité doit procéder à un nouveau vote indicatif, avec des bulletins de couleur distincts pour les cinq membres permanents. Pour le candidat sénégalais, Macky Sall, ce scrutin décisif constitue une épreuve majeure face aux grandes puissances.

Un scrutin particulièrement observé, alors que plusieurs candidats restent en lice et que la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall suscite des réserves.

Macky Sall face aux réserves politiques et diplomatiques

L’ancien président sénégalais a également obtenu cinq voix d’encouragement lors de ce scrutin. Toutefois, sa candidature reste confrontée à plusieurs obstacles, notamment les critiques liées au bilan des dernières années de sa présidence et les divergences autour de son soutien continental.

Au Sénégal comme à l’international, des organisations et des militants dénoncent les violences survenues lors des manifestations sous son régime. Ces contestations alimentent l’opposition à sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU.

Sur le plan diplomatique, Macky Sall ne bénéficie pas d’un soutien unanime de l’Union africaine. Sa candidature, initialement proposée par le Burundi, a suscité des divergences au sein des instances continentales. La présence d’autres prétendants africains, dont l’Ougandais Olara Otunnu, contribue également à disperser les soutiens.

Les cinq membres permanents au cœur du scrutin

Le vote du 16 octobre doit permettre de mieux mesurer les rapports de force entre les candidats et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité : les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni.

Les bulletins différenciés permettent de distinguer les positions de ces cinq puissances de celles des dix membres élus. Un vote de « découragement » émis par un membre permanent peut signaler un risque de veto, mais ne constitue pas, à lui seul, un veto formel à ce stade de la procédure.

Le choix du prochain secrétaire général dépendra de la recommandation du Conseil de sécurité, puis de la nomination par l’Assemblée générale des Nations unies.

Pour Macky Sall, ce nouveau scrutin représente donc une étape importante dans une course où les équilibres diplomatiques, les soutiens politiques et les positions des grandes puissances pèseront sur la suite du processus. Les résultats permettront de mieux apprécier la situation des différents candidats, sans préjuger de l’issue finale.