En cette période de grandes vacances et de forte canicule, les plages deviennent le lieu le plus fréquenté au Sénégal. La région de Dakar accueille cependant la plus grande partie des vacanciers. Pour se soulager entre ami, beaucoup sont ceux qui vont à la plage pour des activités diverses. Nous avons fait une balade pour en savoir plus.
C’est le début des grandes vacances au Sénégal. Cependant cette période coïncide avec une forte chaleur. Les plages sont prises d’assaut avec les conséquences que cela comporte. La canicule qui étreint Dakar ces derniers jours, envoie des milliers de jeunes à Malika, Gadaye et Malibu, où les plages sont réputées dangereuses et interdites de baignades. Nous nous sommes rendus dans ses plages pour voir plus prêt.
Il est 16 heures ce mercredi 22 juillet 2026, le soleil est au zénith sur la VDN 3 prise d’assaut par de petits groupes de personne qui se dirigent en files vers la plage Malibu déjà pleine de monde. Gros éclats de rires, sac au dos, des élèves du lycée Banque islamique identifiables par leurs blouses, n’en peuvent plus de la chaleur étouffante qui n’encourage pas à rester dans les maisons étroites. Aussi, promenades, jeux de foot sur la berge, parties de baignade à la mer ou séances de thé sont devenues le passe-temps de nombre de jeunes en quête de fraîcheur. N’ayant cure des dangers, ils disent savoir, comme cet élève de Seconde, que la plage est interdite, mais n’ont pas assez d’espace chez eux pour se sauver de la chaleur de ces derniers temps-ci. Autres groupes, même rengaine de la promiscuité dans les maisons. Pourtant, ces jeunes sont bien conscients des dangers. Certains d’entre eux ont assisté à des évènements dramatiques. « L’année dernière, nous avons perdu un ami. Il était parti se baigner seul et nous ne l’avons plus revu, jusqu’à ce que l’on retrouve son corps à Cambérène», confie un jeune garçon.
Si certains connaissent les dangers et évitent la baignade, d’autres font fi du péril. C’est le cas de ces filles trouvées allongées sur des pagnes étalés à même le sable. Etudiantes, elles viennent de la cité Damel chercher un peu de fraîcheur. « Nous ne sommes pas là pour nous baigner, mais pour prendre de l’oxygène. Nous sommes conscientes des dangers de cette plage et sommes au courant des interdits», assure KHADY Ndiaye. « Il y a assez d’espaces pour prendre de l’air, nous ne sommes pas obligés de nous baigner », sensibilise une jeune dame assise au rond-point, entourée de ses enfants. Selon Astou Niang, « les parents n’ont pas le temps de surveiller les enfants à longueur de journée, à cause des contraintes de la vie. De ce fait, les plus jeunes se libèrent souvent à leur insu, pour rallier les plages, à leurs risques et périls. Ce qui explique les nombreux cas de noyade. »
Nous nous sommes rendus au centre aéré de la Bceao ; une plage qui se situe à Yoff non loin du cimetière.
Nous avons trouvé une grande ambiance sur les lieux ; les jeunes écoliers se baignent. De l’autre côté nous apercevons des européens sous les tentes. « Je suis à Dakar depuis vingt jours. Je suis venue seule et je compte rester un mois « nous indique une française avec le sourire aux lèvres et son maillot de bain.
Elle connaît bien la plage ; puisque c’est la troisième fois qu’elle vient à Dakar. « J’aime bien cet endroit, car j’adore le soleil » dit-elle. Avant d’ajouter : « l’endroit est idéal. Seulement, les jeunes envahissent la plage dans l’après-midi. Certains viennent pour draguer alors que moi je connais bien l’Afrique » déclare-t-elle avec un léger sourire. « Je préfère cette plage parce qu’elle n’est pas payante » indique une jeune écolière qui vient de prendre congé de ses études.
« J’ai fini mes compositions de deuxième semestre. Je suis en classe de première et je pense avoir la moyenne pour aller en terminal « dit-elle avec assurance. Pendant que les uns se baignent dans la plage, d’autres jeunes se préoccupent de leur thé. Assis sous une grande case, on aperçoit les matériels de thé, géré par un jeune du nom de Mamadou Seck. « Nous sommes entre ami et nous sommes venus pour des activités diverses en prenant de l’air pur. Nous avons l’habitude de venir ici pour se soulager. Quand il n’y a pas de boulot, nous passons les journées en page.
En effet les vendeurs qui sont dans les plages se frottent les mains. Trouvé dans son restaurant à la Bceao, Sokhna trouve bien son compte dans son boulot de restauratrice. « Vraiment nous attendons avec impatience cette période où nous vendons tous nos plats. Je propose des plats divers comme le poisson grillé, le riz au poisson, le mafé etc.je lance un appel aux élèves qui fréquentent cette plage de ne pas franchir les limites de baignades car la plage est dangereuse. »
D’après Khadi Ba Vendeuse « je gagne beaucoup durant les vacances. Moi, je suis mariée et mère de deux enfants. Je suis ici tous les jours pour vendre des jus.
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