
Le Ministère de la Famille, de l’Action Sociale et des Solidarités, à travers la Direction de la Famille, en collaboration avec ONU Femmes, a organisé, ce jeudi 16 juillet 2026, un atelier de renforcement des capacités des acteurs de prise en charge sur l’inclusion et le langage des signes, visant à promouvoir l’inclusion des personnes en situation de handicap et l’apprentissage de la langue des signes pour briser les barrières de communication et lutter contre la stigmatisation.
Cette rencontre de haut niveau a réuni une diversité d’acteurs institutionnels, techniques et communautaires, parmi lesquels : Dr Rokhaya Diakhaté, directrice de la famille, M. Cheikh Saad Bouh Diouf, Madame Aida Guèye Seydi, coordonnatrice de l’unité lutte contre les violences faites aux femmes au niveau de l’Onu femmes Sénégal et Madame Khady Ba, présidente des personnes en situation de handicap.

Dans son discours d’ouverture la directrice de la famille, Dr Rokhaya Diakhaté adressé ses sincères remerciements à Onu Femmes pour son accompagnement constant et son appui à la réalisation de cette initiative.
“Avec ce projet, nous entamons une nouvelle base dans la politique nationale de promotion des droits des femmes et des filles, telles que definit par le président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye dans le nouveau référentiel en matière de développement économique et sociale, Sénégal 2050 qui apporte une place centrale à la santé, aux droit et au bien-être des femmes et des filles”, a souligné la directrice de la famille et par ailleurs représentante de Marie Angélique Mame Selbé Diouf.
Selon lui, Le cinquième recensement général de la population et de l’habitat 2023, le taux de prévalence de handicap est évalué à 7,3% au niveau national, en hausse paraport en 2013, où il s’établissait à 5,9%.
Ce handicap touche d’avantage les femmes avec une prévalence de 7,16% contre 6,68% chez les hommes.
M.Cheikh Saad Bouh Diouf, conseiller spécial du président sur le handicap de son côté a salué au nom de son excellence monsieur le président de la République cette initiative portée par le Ministère de la Famille, de l’Action Sociale et des Solidarités, à travers la direction de la famille.
“La qualité d’une nation se mesure à la manière dont il protège les vulnérables mais également à sa capacité de garantir à chaque citoyen quelque soit ces limitations fonctionnelles puisse accéder au même droit, au même service et au même opportunités”, a rappelé le conseiller spécial du président sur le handicap.

Prenant la parole au non d’ONU Femmes, Madame Aida Guèye Seydi a rappelé que cet atelier intervient dans un contexte où les données disponibles nous rappellent l’urgence d’agir. Le cinquième Recensement général de la Population et de l’Habitat indique qu’en 2023, la prévalence du handicap au Sénégal est estimée à 7,3 % au niveau national, avec une proportion plus élevée chez les femmes. Ces chiffres nous invitent à renforcer notre attention sur les réalités vécues par les femmes et les filles handicapées, qui sont souvent confrontées à des formes croisées de discrimination, d’exclusion et de violence.
Selon elle, Les femmes et les filles handicapées, en particulier celles qui sont malentendantes, font face à des obstacles spécifiques lorsqu’elles cherchent à accéder à l’information, aux services de santé, à la justice, à l’accompagnement psychosocial ou aux mécanismes de protection. L’absence d’outils de communication adaptés, la méconnaissance de leurs droits, les préjugés institutionnels et l’isolement social peuvent limiter leur capacité à demander de l’aide et à faire entendre leur voix.
Pour ONU Femmes, l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles ne peut être effective que si elle est pleinement inclusive. Cela signifie que chaque femme, chaque fille, quelle que soit sa situation de handicap, son lieu de résidence, son âge ou sa condition sociale, doit pouvoir accéder à l’information, à la prévention, à la protection, à la justice et à une prise en charge de qualité.
À travers le projet Kaarangue, ONU Femmes réaffirme son engagement à accompagner les efforts nationaux visant à prévenir et à répondre aux violences basées sur le genre, tout en promouvant l’autonomisation des femmes et des filles. Cet accompagnement repose sur une approche fondée sur les droits humains, l’égalité de genre, l’inclusion et le principe de ne laisser personne de côté.
L’objectif de cet atelier est de doter les professionnels intervenant dans la prise en charge des victimes de violences de compétences en matière d’inclusion et de communication en langue des signes, afin de garantir un accès équitable aux services de protection, de santé et de justice pour les personnes handicapées.












