Le retour des députés titulaires Ousmane Sonko, Amadou Bâ et Momar Talla Ndao à l’Assemblée nationale a entraîné le départ de leurs suppléants respectifs, Ismaïla Wone, Amadou Mbaye Dia et Abdoulaye Thomas Faye. Cependant, ces députés sortants, surnommés les « coiffeurs », ne quittent pas l’hémicycle les mains vides.
D’après Les Échos, juste avant sa démission de la présidence de l’Assemblée nationale, le 24 mai dernier, El Malick Ndiaye a signé une Instruction générale de bureau définissant les modalités de fin de suppléance et les avantages accordés aux députés concernés. Le document prévoit notamment qu’« au moins six (6) mois du salaire qu’il percevait est viré au “coiffeur” », une indemnité versée en une seule fois dans un délai d’un mois suivant la fin effective de la suppléance. Le montant exact est fixé par le Bureau sur proposition des questeurs, en fonction de la durée de la suppléance et des conditions dans lesquelles elle s’est déroulée.
La même source précise également que cette indemnité est distincte des éventuels droits financiers déjà dus aux suppléants. Le journal ajoute que ces derniers bénéficient du « maintien de leur passeport diplomatique jusqu’à la fin de validité dudit document ».
Plus encore, l’Assemblée nationale continue d’assurer « exclusivement les garanties bancaires et autres engagements financiers contractés auprès des institutions financières antérieurement à l’expiration du mandat du suppléant », conformément à l’Instruction prise par le prédécesseur de Ousmane Sonko.










