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LA GESTION DURABLE DES DÉCHETS D’ÉQUIPEMENTS SOLAIRES AU MENU D’UN ATELIER ORGANISÉ PAR ANER

l’Agence nationale pour les Énergies renouvelables (ANER), en partenariat avec Enabel et Wallonie-Bruxelles International, a organisé ce mercredi 01 juillet, un atelier national de partage, de validation et de clôture consacré à l’élaboration de la feuille de route nationale pour la gestion durable des déchets d’équipements solaires (DES).

Cet événement d’envergure a réuni les représentants du ministère de l’Énergie et du Pétrole, du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, les partenaires techniques et financiers, les collectivités territoriales, le secteur privé ainsi que les acteurs de la filière des énergies renouvelables.

Dans son discours, Pr Diouma KOBOR, le Directeur général de l’ANER, a rappelé que le Sénégal poursuit son ambition de porter la part des énergies renouvelables à 40 % du mix énergétique à l’horizon 2030. Une progression qui s’accompagne toutefois d’un défi majeur : anticiper la gestion des panneaux photovoltaïques, batteries et onduleurs arrivant en fin de vie.

« La transition énergétique ne peut être durable que si elle intègre le cycle de vie complet des équipements solaires. La gestion des déchets ne constitue pas une contrainte, mais une véritable opportunité économique et environnementale », a-t-il déclaré.

Selon les estimations présentées lors de l’atelier, le Sénégal compte déjà près de 7 000 tonnes de déchets d’équipements solaires, un volume qui pourrait atteindre 22 000 tonnes en 2040 et près de 89 000 tonnes à l’horizon 2050 si aucune stratégie efficace n’est mise en place.

L’objectif de cette rencontre est de bâtir une véritable économie circulaire autour des équipements photovoltaïques afin de limiter les impacts environnementaux tout en créant de nouveaux emplois.

Les représentants d’Enabel et de Wallonie-Bruxelles International ont réaffirmé leur engagement à accompagner le Sénégal dans cette transition.

Ils ont souligné que le développement massif de l’énergie solaire doit impérativement s’accompagner d’une politique responsable de gestion des déchets afin d’éviter que la transition écologique ne génère de nouveaux risques pour l’environnement et la santé publique.