Accueil / Actualités / Crise en Guinée-Bissau : Le PAIGC œuvre pour un retour à l’ordre constitutionnel

Crise en Guinée-Bissau : Le PAIGC œuvre pour un retour à l’ordre constitutionnel

la capitale sénégalaise a accueilli ce samedi 27 juin 2026, une conférence internationale consacrée au retour de la paux, de la stabilité et de la cohésion sociale en Guinée Biseau et en Afrique .

Des responsables du PAIGC, dont le porte-parole Muniro Conté, ont pris part à une conférence majeure .

Initié par Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), principal parti d’opposition bissau-guinéen, Cette rencontre a réuni des dirigeants politiques et des experts engagés dans la résolution des crises régionales.

Dans leur résolution, les participants ont réaffirmé leur rejet de toute prise de pouvoir en dehors du cadre constitutionnel et insisté sur le fait que la souveraineté appartient exclusivement au peuple bissau-guinéen. Ils ont appelé au rétablissement de l’ordre constitutionnel, au fonctionnement normal des institutions républicaines et à la formation, dans les meilleurs délais, d’un gouvernement civil légitime, conforme à la volonté populaire.

La conférence a également demandé la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, notamment Domingos Simões Pereira, président du PAIGC et président légitime de l’Assemblée nationale populaire selon les organisateurs. Les participants ont dénoncé les arrestations à caractère politique, les intimidations visant les opposants, les journalistes et les défenseurs des droits humains, tout en réclamant des enquêtes indépendantes dans le respect de l’État de droit.

 

Les signataires de la Déclaration de Dakar ont en outre appelé à une transparence totale du processus électoral, au respect des résultats issus des urnes et à l’ouverture d’un dialogue national inclusif en vue d’une réconciliation

Les signataires de la Déclaration de Dakar ont en outre appelé à une transparence totale du processus électoral, au respect des résultats issus des urnes et à l’ouverture d’un dialogue national inclusif en vue d’une réconciliation durable.

 

La résolution interpelle également les organisations régionales et internationales, notamment la CEDEAO, l’Union africaine, la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et les Nations unies, afin qu’elles assurent un suivi régulier de la situation politique en Guinée-Bissau et veillent à l’application des décisions prises en faveur du retour à la légalité constitutionnelle.

Prenant la parole, José Antonio Almeida, membre du PAIGC, a salué l’organisation de cette conférence à Dakar, qu’il considère comme un symbole de solidarité africaine. Selon lui, « la lutte pour la démocratie ne connaît pas de frontières ».

Dans un discours aux accents militants, il a dénoncé ce qu’il qualifie de confiscation de la souveraineté populaire et de paralysie des institutions démocratiques. Il a rappelé que le peuple doit demeurer l’unique source de légitimité du pouvoir et a réaffirmé trois revendications majeures : le retour immédiat à la normalité constitutionnelle, le respect du verdict des urnes et la libération de Domingos Simões Pereira ainsi que