
L’Association des Internes et Anciens Internes des Hôpitaux du Sénégal (AIAIHS) a organisé ce samedi 27 juin ses Journées Scientifiques de l’Internat 2026, à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie(FMPO) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
L’événement s’est articulé autour des opportunités, défis et perspectives de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine de la santé.
La cérémonie a réuni des enseignants-chercheurs, spécialistes, étudiants, universitaires ainsi que de nombreux professionnels de la santé venus échanger sur les nouvelles perspectives qu’offre l’intelligence artificielle dans les pratiques médicales.

Dans son intervention, Dr Gory Gning a rappelé que ces journées scientifiques constituent un rendez-vous annuel incontournable de l’internat sénégalais, destiné à promouvoir la recherche médicale et le partage des connaissances.
« L’internat recrute, à travers un concours national, les meilleurs étudiants en médecine. Cette rencontre scientifique permet aux internes, aux anciens internes ainsi qu’à l’ensemble des professionnels de santé de présenter leurs travaux de recherche afin d’améliorer la prise en charge des populations », a-t-il fait savoir.
Selon lui, le choix du thème de cette édition répond à l’importance grandissante de l’intelligence artificielle dans tous les domaines, particulièrement celui de la santé.
« L’intelligence artificielle est une révolution technologique incontournable. Elle intervient aujourd’hui dans la détection précoce des maladies, l’aide au diagnostic, les décisions thérapeutiques, la vaccination, la surveillance des épidémies ou encore la santé mentale. Elle constitue un outil d’aide à la décision pour les médecins, les pharmaciens et les psychiatres », a souligné le président de l’association.

Le président de l’association a profité de cette tribune pour attirer l’attention des autorités sur plusieurs préoccupations majeures auxquelles sont confrontés les internes. Il a notamment évoqué l’absence de recrutement systématique des médecins spécialistes après leur formation, malgré un processus de sélection particulièrement exigeant.
« On ne peut pas former les meilleures ressources humaines du pays et les laisser ensuite sans emploi », a-t-il plaidé.
Dr Gory Gning a également dénoncé la faiblesse des émoluments accordés aux internes, jugés insuffisants au regard du coût de la vie, ainsi que les difficultés d’accès au logement. Il a rappelé que les textes prévoient pourtant que les internes soient logés et nourris par les hôpitaux qui les accueillent, une disposition encore loin d’être pleinement appliquée.












