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Affaire Pape Malick Ndour : L’APR dénonce un acharnement judiciaire et monte au créneau

L’Alliance pour la République (APR) a haussé le ton. Réunie en point de presse à son siège, la Cellule des cadres républicains (CCR) et son pôle porte-parolat ont affiché un soutien sans équivoque à l’ancien ministre Pape Malick Ndour, dont la mise en cause judiciaire suscite une vive indignation au sein du parti.

C’est Mareme Thiam Babou qui a porté la parole du jour, avec une déclaration au ton ferme. Évoquant un « contexte national préoccupant », elle a pointé des « dysfonctionnements » dans la conduite de certaines procédures judiciaires, estimant que cette affaire « cristallise les interrogations » légitimes autour de l’indépendance de la justice sénégalaise.

Sur le fond, l’APR s’appuie sur la chronologie du dossier lié au PRODAC pour étayer sa défense. Le parti soutient que les faits reprochés à l’ancien ministre sont antérieurs à sa prise de fonction, et dénonce des « incohérences », des « zones d’ombre persistantes » ainsi que l’absence de tout débat contradictoire autour des expertises versées au dossier.

Fort de ces arguments, le parti qualifie la détention de Pape Malick Ndour de « mesure disproportionnée », qu’il inscrit dans une « dynamique de judiciarisation du champ politique ». Il réclame un réexamen « indépendant et impartial » du dossier, assorti d’une mise en liberté provisoire.

Marem Thiam Babou n’a pas manqué de durcir le propos en cours de déclaration. « La lassitude gagne les populations », a-t-elle affirmé, dénonçant une « défaillance de la gouvernance » et livrant une lecture ouvertement politique du dossier avec, en ligne de mire, Ousmane Sonko et ses différends supposés avec Farba Ngom.

Par ailleurs, si l’APR a pris acte de la libération de Farba Ngom et de Mansour Faye, elle a réitéré sa solidarité avec plusieurs autres responsables toujours sous le coup de procédures judiciaires : Moustapha Diop, Lat Diop, Ismaïla Madior Fall et Maodo Malick Mbaye, pour lesquels elle exige le respect des droits de la défense et les garanties d’un procès équitable.

La porte-parole a lancé un appel à la « vigilance citoyenne » et plaidé pour la libération de ceux qu’elle désigne comme des « détenus politiques ». L’APR a prévenu qu’elle « ne laissera pas faire » et entend « mener le combat jusqu’au bout » contre ce qu’elle considère comme un acharnement judiciaire. Une affaire qui, au-delà du sort individuel de Pape Malick Ndour, « met à l’épreuve », selon elle, « la crédibilité de l’appareil judiciaire » tout entier.