À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la cellule de Dakar de l’Association des Femmes Mathématiciennes du Sénégal a organisé, ce samedi 28 mars 2026, une journée scientifique placée sous le thème « Femmes et Sciences ». La rencontre s’est tenue à la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, en présence d’éminentes figures du monde académique, d’étudiants et de nombreux membres de la communauté scientifique.
Dans son allocution d’ouverture, la présidente de l’association, Adjaratou Arame Diaw, a insisté sur la portée de cette journée qui se veut bien plus qu’une simple commémoration. Elle a rappelé la nécessité de valoriser les femmes scientifiques, susciter des vocations et accompagner les parcours académiques jusqu’au doctorat et au-delà.
Elle a également souligné que ce combat pour l’égalité dans les sciences est collectif, appelant étudiants, enseignants et partenaires à s’impliquer activement. L’accent a été mis sur le mentorat, le réseautage et la solidarité scientifique comme leviers essentiels de transformation.
Revenant sur les motivations de l’initiative, la présidente a expliqué que l’objectif est de promouvoir l’excellence et renforcer la représentativité féminine, encore insuffisante dans les filières scientifiques.
Elle a annoncé des actions concrètes telles que :
● la mise en place de programmes de mentorat,
● la création d’un annuaire des femmes scientifiques au Sénégal,
● et la décentralisation d’activités de vulgarisation dans les lycées et collèges.
Avec l’appui du Centre EMS/AIMS, l’ambition est claire : rendre les mathématiques accessibles et inspirer la prochaine génération de scientifiques, notamment féminines.
Prenant la parole, Coura Baldé, présidente de l’African Institute for Mathematical Sciences (AIMS), s’est réjouie de la forte présence féminine dans la salle, encore rare dans ce domaine. Elle a encouragé les étudiantes à croire en leurs capacités et à poursuivre leurs ambitions, que ce soit dans la recherche, l’enseignement ou le secteur privé.
Plusieurs intervenants, dont Bacary Manga et Massaye Gaye, ont salué les avancées significatives enregistrées ces dernières années, avec une présence féminine de plus en plus importante dans les classes de mathématiques.
Cependant, ils ont également mis en lumière un défi majeur : la baisse progressive du nombre de femmes aux niveaux supérieurs (Master, Doctorat, carrière académique). Les causes évoquées incluent le manque d’accompagnement, de modèles féminins visibles et parfois de soutien institutionnel.












