La célébration de la Journée internationale de la femme a pris une dimension particulièrement profonde cette année au sein de l’École Nationale de Développement Sanitaire et Social (ENDSS). En choisissant de placer cet événement, tenu ce mercredi 11 mars 2026, sous le signe de la santé mentale, les autorités universitaires ont touché au cœur des défis contemporains auxquels font face les femmes, piliers de la société et du système de santé. Cette rencontre a servi de tribune pour une réflexion sans complaisance sur les charges multiples qui pèsent sur la gent féminine, tout en mettant en lumière des solutions concrètes pour préserver leur équilibre psychologique et professionnel.
L’événement a été marqué par une forte volonté institutionnelle de reconnaître la valeur intrinsèque des femmes dans l’espace académique. Sous l’impulsion du recteur de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), le Professeur Alioune Badara KANDJI, et du directeur de l’ENDSS, le Professeur Mamadou Makhtar Mbacké LÉYE, cette journée a dépassé le cadre des simples festivités. Mme Malado Koulibaly FALL, responsable des ressources humaines à l’ENDSS et porte-parole du jour, a d’emblée précisé l’intention de cette démarche : « C’était une façon pour nous, pour le directeur et pour le recteur, de reconnaître la valeur des femmes dans l’espace universitaire. »
Au cœur des échanges, la problématique de la santé mentale a été disséquée sous l’angle de la réalité quotidienne des travailleuses. Mme FALL a rappelé avec une franchise nécessaire les pressions souvent invisibles qui s’exercent sur elles. Pour elle, il est crucial d’identifier les racines du mal-être pour mieux le combattre. Elle souligne ainsi la complexité de l’équilibre entre vie privée et vie publique : « Il faut dire que les femmes ont des charges carrément qui pèsent sur elles. À savoir gérer non seulement la famille, les enfants, les maris et en plus de ça, il y a les charges professionnelles. Et donc il faut voir un peu ce qui est à l’origine de ces maux-là… ce qui en tout cas gangrène cette santé mentale. »
Cette accumulation de rôles, si elle n’est pas accompagnée par un soutien institutionnel, peut fragiliser la santé psychique et, par ricochet, impacter la performance au travail. « Les maux que les femmes doivent supporter au quotidien font que notre rentabilité puisse être des fois biaisée », a-t-elle ajouté, justifiant ainsi l’urgence pour le rectorat d’accompagner les mères et les formatrices dans leurs tâches quotidiennes.












