WAKHON NAKO MO GEUN KHAMON NAKO (Fatou Sow Sarr)

Aujourd’hui, la situation est tendue, chaque camp affute ses armes. À entendre les discours de part et d’autre on a des raisons de craindre le pire. Mais nous ne devons pas perdre espoir. Nous sommes certes orphelins d’une autorité morale capable de mettre fins aux escalades. Il est vrai qu’Abdoul Aziz Sy Dabakh est parti, mais son esprit plane sur nous. Sa lumière et celles de tous les hommes de Dieu qui ont garanti au Sénégal plus d’un siècle de paix et de stabilité nous accompagnent. Toutefois, nous devons agir, car les provocations et les contre provocations via les réseaux sociaux font monter l’adrénaline ; et nul n’a intérêt à ce que le pays s’embrase, car le Sénégal nous dépasse tous, et nous n’avons pas le droit de le saborder.

Mais avons-nous réellement conscience de ce qui se joue présentement ? Avons-nous le droit de laisser nos enfants se réveiller ce 19 avril avec la peur que le pire puisse se produire ?

Bien sur que Non ! Car même une goutte de sang versée serait de trop.

Alors nous ne devons pas laisser l’orgueil mâle l’empoter sur la raison. Le devoir nous impose de nous lever avant que l’irréparable n’ait lieu. Notre place et notre rôle, en tant que femme, en tant que mère est d’alerter. C’est pourquoi le Comité de Veille et d’Alerte pour une démocratie inclusive prend date pour que nul n’en ignore.

Comme par le passé lorsque c’était nécessaire dans des conflits qui secouaient notre pays, nous avons pu élever la voix et par la grâce de Dieu contribuer à la solution.

Aujourd’hui, entre les deux camps, la raison qui s’impose est celle qui dépasse le caractère partisan pour comprendre que la seule chose qui vaille c’est le Sénégal. Le monde nous regarde car nous avons toujours su être au rendez-vous de l’histoire. Le 19 avril, lorsque l‘astre solaire plongera ses derniers rayons dans l’océan atlantique, Dakar devra aller se coucher dans la paix et la sérénité.

Tout en attirant la responsabilité de chacun des acteurs, nous voulons rappeler au Président Macky Sall que Bonaparte avait dit : « Waterloo effacera les souvenirs de toutes mes victoires… » Doit-il laisser le conflit sur le parrainage immédiat prendre le dessus sur toutes ses réalisations ?

La responsabilité d’un homme d’Etat c’est de comprendre la pleine mesure de la complexité d’une situation qui va à la dérive et de savoir l’arrêter à temps mais sans faiblesse.

Diriger notre peuple c’est d’abord avoir la sagesse, la capacité de prendre de la hauteur, la capacité du dépassement, avec comme seule ambition la construction du Sénégal dans la paix et la stabilité. Et cela tout candidat à la présidence doit l’internaliser.

Les familles sont inquiètes, les femmes sont inquiètes, et c’est au Président de sauver le Sénégal de l’irréparable. C’est d’abord de sa responsabilité, ensuite celle des autres.

Ainsi donc, les femmes ont l’obligation, au-delà du caractère partisan, je dis bien au-delà du caractère partisan, de prendre leur responsabilité.

SAUVONS LE SENEGAL

Fatou Sow Sarr

Pour le Comité de Veille et d’Alerte

Pour une Démocratie Inclusive

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