Ibrahima  Ly présumé terroriste : Pourquoi le juge a refusé la liberté provisoire

L’audience  des  présumés  terroristes  s’est  ouvert, ce matin, à la Chambre criminelle  de  Dakar  dans  sa session  du 14 février.  La  chambre  présidée par le juge Samba  Kane,   assisté par Ndary Diop et Aly Ciré Ndiaye  pour  le  ministère public.  Première  affaire    inscrite  au  rôle, Assane  Camara qui est renvoyé dans un mois.  En effet, son conseil, Me Ousmane  Seye  ne s’est  pas  présenté  à  la barre.  L’étudiant  présumé  terroriste  devra  alors  attendre  à  cette  date.   Il  en  est  de  même   pour  Ibrahima  Ly,  deuxième  affaire.  Ce  dernier  renvoyé  à  la même  date  a  vu  la demande  de  liberté  provisoire  formulée  par  ses  conseils  Mes Borso  Pouye  et Abdoul  Daff rejetée par le tribunal  au  motif  qu’il  n’y a aucune garanti de représentation devant la loi et un risque de troubles publics.

En effet, Me  Borso Pouye  a soutenu que son client est régulièrement  domicilié  au  Sénégal, où  il a  de la famille. Son  client,  affirme  l’avocate, a depuis  l’instruction  nié  les faits qui lui sont reprochés.  Ibrahima n’a  jamais  eu  maille à partir avec la justice et  est  un délinquant primaire.

Pour  la robe  noire aucun  élément   factuel  du  dossier ne  peut  dire  qu’il est l’auteur  des faits  pour  lesquels  il  est  attrait  à la  barre. Des  faits  qu’il  a niés  jusque  devant  le magistrat  instructeur.  Il  s’y  ajoute  qu’il  ne  peut y avoir de  possibilité  de  subordination  de témoin,  sa détention  remonte à plus de deux ans.  Son confrère Me  Abdoul Daff  a pris  la  balle  au  rebond  pour signifier  que cette demande de liberté  provisoire a été formulé au préalable le 07 janvier 2016 parce que au regard des actes et  garantis depuis l’instruction, les faits qui  lui sont reprochés ne comportaient pas  suffisamment de charge.

 

Pour  le  procureur, Assane Camara  est accusé  de   trois  chefs  d’inculpation, associations  de  malfaiteurs    en  relation avec une  entreprise   terroristes,  d’avoir   effectuer  des  actes  de  terrorisme  et  ayant    fait  apologie    au  terrorisme.  Le  parquetier  a  notifié  que le  motif  de  la  gravité  de  fait   n’est  pas  un élément  du  code  pénal.  Selon le premier substitut  du  procureur  le mis en cause  est impliqué  dans  une  affaire  ouverte  en  région  parisienne  pour  des  actes  similaire. «  Laisser    en liberté  provisoire    un homme  comme  lui  peut  être   un  trouble  à  l’ordre  public. L’accusé   et  ses  conseils   ne  contesteront  jamais  que  c’est  quelqu’un     qui  est  allé  jusqu’en  Syrie »  a dit  le  procureur avant  de demander  le rejet  de la demande.

 

 

 

 

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