Enquête-Ngor: quand l’exploitation du terrain offert par Macky fait jaser…

Tout est parti de la rencontre des responsables politiques Apr du département de Dakar, avec le Président de la République. Macky Sall, demandant au maire de Ngor, « qu’est devenu le terrain que je vous avais offert? », ce dernier lui répondit, « on en a fait un terrain de foot-ball ». Une réponse qui a surpris le chef de l’Etat qui a tout de même laisser passer l’affaire. Mais créant une ire chez la jeunesse ngoroise pour qui l’affaire est restée au travers de la gorge.

L’on se rappelle, quand le Président de la République, lors d’un point de presse tenu à Kaffrine dans le cadre des conseils de ministre décentralisés, avait offert un grand terrain situé sur la corniche des almadies, à la commune de Ngor, appelant de même à tout les propriétaitaires de terrain sur le site d’en faire autant, afin qu’on puisse en faire un grand complexe de distraction comprenant , des aires de jeux, des terrains de sports, entre autres, pour ces derniers.

A la surprise générale de jeunes de la localité qui nous ont interpelé. A les croire, depuis un an, le terrain du Président en question est devenu une propriété privée sur laquelle sont construits deux terrains de foot-ball et un restaurant par un promoteur étranger qui se remplit bien les poches.

Un immixtion secrète, se faisant passer pour quelqu’un qui veut louer un des terrains de foot pour une journée, nous a permis d’en savoir plus sur « ce grand deal incriminant les autorités locales de la commune de Ngor ».

En effet, lors d’un petit échange, un des travailleur trouvé sur les lieux nous informe que « le grand terrain est loué à 50 000 FCfa et le petit à 25 000 Francs, avec possibilité de marchander si toutefois on s’adressait au responsable, un certain Julien, propriétaire de plusieurs restaurant sur la corniche des almadies.

Le taquinant pour savoir si je pouvais avoir gratuitement, en tant que ngorois, si toutefois je m’adressais directement au maire, le gars me répondit, « le maire n’a rien à voir avec ça, tout ce qui nous lie à lui, c’est la fin du mois qu’on lui donne ce qu’on lui doit », « Han bon », lui répondis-je, et lui de poursuivre, « bien sûr, nous avons loué le terrain à la mairie, sa gestion nous incombe entièrement ».

Une réponse justifiant ainsi le questionnement d’anciens camarades de lycée, ngorois qui, lors d’une discussion s’insurgeaient contre le fait qu’un « terrain offert aux ngorois pour en faire des aires de jeux soient aujourd’hui payant et inaccessibles à eux qui en sont les propriétaires légitimes »et m’incitant ainsi à faire cette enquête sur la question.

Et notre descente à Ngor et nos entretiens avec certains jeunes rencontrés au hasard nous confortent encore plus dans notre idée de cette nébuleuse au grand dam de la population, surtout la jeunesse qui s’attendait à avoir un joyau à sa disposition à la place d’un terrain privé qu’ils ont eux même des difficultés à avoir accès.

« C’est pas normal », c’est le mot d’ordre de ces derniers, « il faut que le président soit au courant afin de nous rétablir dans nos droits », disent les plus futés et pour d’autres, « le maire doit savoir que les jeunes de Ngor ont besoin de ça. Ngor est trop petit et cette place qui on l’avait exploitée comme l’avait dit le Président serait d’un grand apport pour nous les jeunes », nous explique ce jeune responsable d’Asc.

Même cri de cœur, chez ces conseillers municipaux, la préoccupation de ceux que nous avons rencontrés est la suivante: « que le maire nous montre les contrats les liant au promoteur qui exploite actuellement le terrain. Dans aucune des réunions auxquelles nous avons assisté et même demandé des éclaircissement, il n’a été question pour le maire de nous en dire un peu plus sur l’exploitation du terrain ».

Par soucis de recoupement, nous avons essayer de joindre en vain le maire, nous sommes allés sur place et après avoir attendu presque pendant 3 heures, nous nous sommes retrouvés face à une secrétaire désagréable, qui nous a refusé tout accès à son patron. Nous nous sommes pas limité là, après avoir obtenu par nos propres moyen les coordonnées du 1er adjoint, même scenario. Il n’a donné aucune suite ni à nos appels, ni à notre message.

Notre enquête nous a permis d’avoir vent de plusieurs autres scandales fonciers qui irritent les population.

Le problème des détenteurs de notifications dont les terrains ont été accordés à d’autres au grand désarroi des propriétaires, et le clou, ses terrains attribués à 19 personnes parmi lesquelles des autorités politiques, juridiques et coutumières et dont le dossier est actuellement bloqué au bureau du gouverneur. Autant de scandales qui peuvent être de vraies bombes à retardement, si l’Etat n’y prend garde, surtout qu’aujourd’hui les populations sont très remontées contre « le maire accusé de bradages de leurs terres et cela, à l’insu du conseil municipal ».

Nous y reviendrons…

 

Par mounamak

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