PSG, un vestiaire sous tension !

En dépit des excellents résultats enregistrés depuis le début de saison, le vestiaire parisien apparaît divisé comme en atteste la passe d’armes consécutive à l’épisode des retards d’Edinson Cavani et Javier Pastore.

Unai Emery et Antero Henrique ont dû s’étrangler. Alors que l’une des décisions fortes du nouveau directeur sportif du PSG, arrivé cet été, aura été de limiter au maximum le vestiaire afin d’éviter certaines révélations dans la presse, voilà que Thiago Silva et Javier Pastore ont décidé de laver leur linge sale en public.

La faute en premier lieu au défenseur brésilien qui n’a pas hésité à ruer dans les brancards, mercredi, au sujet des retards d’Edinson Cavani et Javier Pastore lors de la reprise. Revenus avec deux et cinq jours de retard, les deux hommes en ont été quittes pour voir leur capitaine les admonester devant les micros. « On doit penser avant de faire des gestes comme ça, ce n’est pas bon pour tout le monde », a notamment lâché l’ancien Milanais, avant de justifier le retard de Javier Pastore par son envie de partir. Un Javier Pastore qui ne s’est pas privé de lui répondre sur Instagram, affirmant que le Brésilien avait parlé sans savoir. « Je n’ai jamais parlé avec Thiago Silva de mon problème, ni de mon futur », a-t-il ainsi écrit.

Antero Henrique doit intervenir

Une passe d’armes qui en dit long sur les dissensions qui existent entre les Brésiliens et les autres Sud-Américains. Dissensions qui étaient apparues lors de l’épisode du penalty face à Lyon et qui s’explique en partie par le sentiment d’impunité qui semble habiter les Brésiliens depuis l’arrivée de Neymar et Dani Alves. Le voyage de Neymar au Brésil en décembre pour aller voir sa sœur malade – mais également participer à une soirée d’anniversaire – avait d’ailleurs fait tiquer certains joueurs parisiens. Et ce n’est pas la sortie de Thiago Silva qui va changer la donne.

« Je préfère un Cavani qui a un problème personnel et qui arrive en retard de 48 heures et qui est toujours irréprochable dans les grands matchs, que des prétendus leaders à l’heure et parfois absents pour les grandes rencontres », a ainsi confié à RMC un membre du vestiaire parisien. Discret depuis le début de l’affaire des retards Antero Henrique va devoir prendre les choses en main pour circonscrire ce début d’incendie.

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