L’IGE, une arme de liquidation d’adversaires politiques

L’IGE est simplement un silo d’hommes et de femmes d’Etat dont les profils et le statut forcent l’admiration et impose le respect. Les IGE sont  parmi ou sinon les seuls Haut-Fonctionnaires de la République qui exercent leurs fonctions avec une rigoureuse objectivité et une discipline absolue confinée par des normes strictes et rigides de fonctionnement. Mais le seul problème qui émerge avec ce corps d’élite depuis l’Affaire des Chantiers de Thiès dont la cible et la victime fut Idrissa Seck  est le soupçon grandissant des citoyens d’une mainmise politique qui ne dit pas son nom. Wade a su régler des comptes à Idrissa Seck avec l’IGE dont le rapport a envoyé l’ancien Premier ministre qui l’empêchait de dormir à Rebeuss et à feu Salif Bâ qui fut Ministre de l’Habitat, au Pavillon spécial. Idy, à l’époque, était politique et constituait une menace.  Idy était une cible et l’usage politique de l’IGE devenait alors flagrant.

Macky Sall, Président de la République, est aussi chef de parti et de coalition dans un contexte délicat où ses intérêts partisans sont bien menacés à la veille de la Présidentielle dd 2019. Le candidat bien probable, Khalifa Sall, est à l’assaut. Pour le faire fléchir, Macky lui envoie l’IGE pour fouiner dans la caisse d’avance. Mais pourquoi pas l’OFNAC ? Macky sait bien pourquoi.

Le Président de la République a sur l’IGE le pouvoir de lui ordonner des missions ponctuelles. Ces missions le plus souvent s’inscrivent dans une ornière politique et sont confiées à un corps d’élite par un Président, chef de coalition  ou de parti qui met à profit l’appareil d’Etat pour solder des comptes à une personnalité politique qui le défie ou l’encombre. C’est le cas avec Khalifa Sall.

L’Inspection générale d’Etat est devenue une Institution loyale au Président de la République qui dispose de pouvoirs immenses sur elle. Sous  son autorité,  celle-ci œuvre à l’instauration d’une culture de reddition des comptes et d’imputabilité dans la gestion des affaires publiques.

Mais dans des contextes politiques où l’appareil d’Etat est utilisé, subtilement instrumentalisé, sa respectabilité et sa crédibilité posent problème aussi bien dans le débat public que dans l’espace citoyen.

Cette fonction d’élite doit être au-dessus de tous et de tout car depuis le départ de l’homme d’Etat Abdou Diouf de la tête de l’Etat, les Sénégalais remarquent une intercession de l’IGE dans des affaires de Gouvernance qui puent la politique politicienne.

Pourtant le Vérificateur Général du Sénégal  de l’IGE  a des missions d’auto saisine fondées sur les allégations de fraude, de gaspillage, d’abus et de corruption. En regardant bien les rapports de l’OFNAC et de l’ARMP, par exemple, on bien s’interroger sur un silence de l’IGE qui vient de sévir contre un adversaire politique du Président Macky Sall en quête d’hégémonie politique et de force électorale renforcée.

La rédaction Thieydakar

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