Programmation des ministères sensibles, Sonko dénonce les combines de la majorité

Le député Ousmane Sonko pense que « la programmation des ministères sensibles à des heures tardives est délibérément faite pour être à l’abri de la presse qui relaie les critiques acerbes bien fondées des députés de l’opposition ». Selon lui, l’Assemblée nationale ne joue pas franc-jeu.

« Ils ont délibérément programmé les ministères clés à la dernière heure, c’est-à-dire à 19 heures. Le premier ministère pratiquement termine à 15 heures, on observe quelques minutes de pause avant de reprendre. On reprend pour le second ministère qui parfois tire en longueur et le plus souvent, le dernier ministère passe à des heures tardives, c’est-à-dire vers 22 heures. A cette heure, il se trouve que les gens sont fatigués, beaucoup de députés rentrent. Ce qui leur permettra de mettre en oeuvre leur souhait, voter sans débats les budgets de ces ministères sensibles et stratégiques », peste Ousmane Sonko, joint par nos confrères de seneweb.

Selon le président du parti Pastef/ les patriotes, à chaque fois, vers la fin du vote du deuxième ministère, le président du groupe parlementaire majoritaire, Aymérou Gningue, se rapproche de Me Madické Niang, président du groupe majoritaire de l’opposition, pour lui proposer de faire un vote sans débats.

« Mais désormais, j’ai dit à Me Madické Niang qu’on n’acceptera plus cette situation. Le vote de ces ministères doit avoir un débat quitte à dépasser minuit », précise Sonko.
« A ces heures, la presse a déjà quitté l’hémicycle, le budget du ministère est voté sans débats. Donc leur combine peut passer comme lettre à la poste. Les Sénégalais ne connaitront jamais la vérité sur les combines coquines du gouvernement », dénonce Sonko.

A titre d’exemple, il note que « le ministère de la bonne gouvernance est passé ce jeudi à la troisième position ainsi que les ministères trop stratégiques de l’Industrie et de la Petite et Moyenne Industrie, vendredi soir, le ministère du Pétrole et des Energies, dimanche soir”, dénonce le président de Pastef.

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