DEPISTAGE DU SIDA : l’adjoint au Gouverneur de Ziguinchor demande qu’on l’exige à tous

Dans le cadre de la lutte  contre la pandémie du Sida, le dépistage
est volontaire. C’est  d’ailleurs pour cette  raison des sensibilisations sont faites pour amener les populations à se dépister et connaitre leur statut de sérologie.

Cependant pour l’adjoint au Gouverneur  de la région de Ziguinchor on devait changer de statut si   on  veut venir à bout de la maladie. « On parle  de dépistage  volontaire mais il faut  penser  une autre stratégie », a dit   Ibrahima Ismaila Ndiaye. L’adjoint au  gouverneur ne  tourne pas autour du pot.

Il a de manière catégorique  renseigné  qu’il  faut rendre  le
dépistage  obligatoire  sous peine de sanction ou d’amende. « Il ne
s’agit pas d’être  répressif mais dissuasif.   J’aborde cette question parce qu’il y a ici par exemple des activités qui  permettent aux jeunes de se rencontrer mais aussi de se brasser », argumente-t-il.
Et de donner  l’exemple de la  fête de Oundou Mayo (Bar de mer) qui
est une fête grandeur nature,  célébrée  par  plusieurs  individus
qui  transitent  par les  frontières,  parce qu’étant l’affaire des
Bissau-Guinéen. «  Il y a des milliers de jeunes qui viennent et  ça
encourage la débauche.
Les  différents pays limitrophes sont  toujours là et les réalités de
la Guinée par exemple, ne sont pas celles de Ziguinchor » notifie
l’adjoint Ndiaye.  A l’en croire si  l’on consacre tous les efforts du
monde alors que   ces  genres d’activités  sont  laissés à la merci
des jeunes  ça  n’aboutira  à rien.

« Les médecins de district  distribuent des outils de protection mais cela ne suffit surtout quand les étrangers entrent et sortent  comme
ils veulent ».

Dans la même lancée il estime que la nouvelle stratégie de lutte
demande des campagnes de sensibilisations rapprochées et  les
populations en relation avec les autorités administratives  organisent des  activités dans ce domaine.

Aussi, la stratégie de communication est bonne parce qu’en ce qui concerne les bonnes pratiques on ne peut  les avoirs que  le  terrain, avec le contact des  techniciens. La réalité du terrain, compte tenu des préoccupations des populations varie  d’une localité  à une autre.

Il faut  dans le cadre de cette caravane  s’avoir enrobé  la pilule
pour que  cela  puisse passer. « En effet la sensibilité  à Diourbel
peut être plus atténuée à Oussouye. Sur le terrain, la rencontre des
professionnels   permettra de  comprendre où se trouve les
manquements,  quels sont les insuffisances et  surtout ce qui est
réussi.

Ce qui est sure c’est que l’Etat  s’est engagé  et   il y  a beaucoup
d’organisations  qui sont  sur le terrain pour accompagner la lutte.
Il faut  qu’on en fasse  une affaire de tous.  Que tout un chacun se
sente impliquer » notifie l’adjoint au maire.

Sur l’objectif   visé en 2030,  il dit que c’est une possibilité,
une projection dans le temps.  Si tous les acteurs s’y mettent et les
paramètres respectés,  se sera  un combat de longue durée mais  c’est
faisable. «  La  bataille de la communication doit être réussie pour que celle de la prise en charge le soit » conclut-il.

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