LE MOT DU DAMEL- De l’Esclavage en Libye : Tous coupables! Par Ibrahima NGOM DAMEL

L’abject trafic de migrants noirs en Libye soulève, de par les temps qui courent, tout une bordée de désapprobation, de récrimination, pour ne pas dire, d’indignation. Abominable, affreux, honteux, scandaleux, monstrueux, malheureux, ces qualificatifs ne sont pas de trop pour décrire ce phénomène dégradant, rabaissant pour l’espèce humaine. En ce premier quart du 21 ème siècle, l’on pensait que cette pratique déshumanisante est jetée aux orties si elle n’est pas allée meubler les musées de l’histoire ancienne. Que nenni !

Personne ne pensait que l’Afrique qui a été pressurée, écrémée, spoliée, pogromisée au cours des derniers siècles, voit de nos jours, ses propres fils s’adonner à ce commerce odieux. Ses enfants, fuyant le mal vivre indicible dans leurs pays respectifs, empruntent des embarcations de fortune à la recherche d’un avenir meilleur, à la quête d’un pays de cocagne. Ils veulent rejoindre Alice, à l’Europe des Merveilles. Et, s’ils ne périssent pas souvent dans le ventre de l’Atlantique, ils sont réduits en rang de bête, d’esclave et/ou de simples mendigotes, dans leur pays d’accueil.

Qu’avons –nous fait à Dieu pour mériter un tel sort? Le comble du malheur, c’est que c’est nous dans nous. Des africains vendent des africains en Libye.

Que c’est triste ! «Je ne peux pas comprendre comment un être humain puisse se sentir si grandi au point d’en rabaisser un autre ?», s’interrogeait, avec étonnement, Mahatma Gandhi.

Ibrahima Ngom

Facebook Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *