LE MOT DU DAMEL- Bamba, ce Prophète de la Paix ! Par Ibrahima NGOM Damel

Forum international  de Dakar  sur la Paix et la Sécurité en Afrique  vient de fermer ses portes, au Sénégal. Et c’est tout à l’honneur de notre cher pays d’abriter une telle rencontre  qui vise entre autres objectifs, à semer les graines de la paix dans l’esprit des gens. Aujourd’hui, c’est une évidence, la paix demeure une denrée rare dans notre monde tarabiscoté des crises crises, secousses et autres bouleversements de toutes sortes.  Travailler à donner au monde  une coloration plus  humaine où l’on peut vivre en bonne intelligence a toujours été une aspiration de ceux qui veillent aux destinées de ses citoyens.

C’est un truisme que de le dire : le  continent africain paie un  lourd tribut du fait de la violence qui sévit dans ses entrailles. Il n’y a presque pas une région d’Afrique où le chant de la tourterelle ne soit perturbé par le bruit des armes. Du Caire au Cap, de la presque du Cabinda (Angola) à la verte Casamance, des velléités contestataires ont droit de cité et remettent aux calendes grecques  tout projet d’épanouissement des populations. II urge donc d’une véritable chirurgie de nos mentalités pour finir avec ces facteurs qui dégradent notre humanité. Je suis de ceux qui pensent qu’on ne peut pas tirer le continent  vers un  développement viable et durable quand nous continuons de  nous battre pour de simple enjeu de pouvoir, pour des intérêts bassement matériels. L’histoire  a bel et bien montré la stabilité doit précéder tout décollage économique digne de ce nom.

Le rendez-vous de Dakar se tient aussi dans un contexte de célébration du Grand Magal de Touba, célébrant le départ en exil au Gabon du Fondateur du Mouridsme Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul. Durant plus de 33 ans de confrontation avec le colon blanc, le Saint Homme de Touba, en dépit des aspérités embuches et autres difficultés du chemin devant le mener à l’élévation…divine n’a jamais voulu user de la violence. Il s’est toujours  muni des armes de la foi pour adorer e  aduler son Seigneur Allah  l’Unique, le Seul Maître de l’univers. Il ne cessait de nous prodiguer ce conseil : «Faut jamais vaincre l’adversaire ; il faut le convaincre».

De nos jours, nos dirigeants sont appelés à s’inspirer de l’immense sagesse de ce Prophète de la non-violence. Ses écrits doivent être un bréviaire pour tirer le continent vers l’émergence. L’Afrique et le monde  regorge d’autres figures de proue qui ont toujours œuvré pour le bannissement de la violence  sous toutes ses formes : nous voulons citer Martin Luther King, Gandhi, Nelson Mandela, le Dalai Lama,  Pape Jean Paul 2, Desmond Tutti, etc. Je pense que combattre la pauvreté des masses et travailler à la satisfaction des préoccupations des personnes, c’est aussi une autre façon de  mener la croisade contre la violence. Le dénuement, le manque, la faim, l’exclusion, le racisme, l’ethnicisme et tout ce tralala… font parfois  le lit des conflits multiformes , du terrorisme et de l’extrémisme religieux à travers le monde. Qui disait que, je cite : «La paix du ventre impose (ra) la paix civile?».

Ibrahima Ngom

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