Israël: sept élus français interdits d’entrer dans le territoire israélien

Les élus français qui souhaitaient rencontrer Marwan Barghouhi, un dirigeant palestinien emprisonné, n’auront pas la possibilité d’entrer dans le territoire israélien. L’Etat hébreux leur reprocherait d’être partisans du boycott dont ils font objet.

La délégation d’élus français (communistes et insoumis), persona non grata en Israël, ils se sont vu refuser leur entrée dans le territoire par le gouvernement israélien qui l’a annoncé ce lundi, alors qu’ils entendaient rencontrer le responsable palestinien tenu dans les liens de la détention.

Pour rappel, emprisonné depuis plus de 15 ans, celui-ci est considéré comme un « terroriste » par l’État hébreu qui lui a infligé cinq peines de prison à perpétuité pour meurtres et pour son rôle dans la seconde Intifada (soulèvement palestinien entre 2000 et 2005). Il est au contraire surnommé « le Mandela palestinien » par ses partisans locaux et occidentaux.

« Nous n’autoriserons pas l’accès au territoire à ceux qui appellent activement à s’en prendre à Israël, en particulier quand ils demandent à rencontrer et à conforter un fieffé meurtrier comme Barghouthi, incitant ainsi à soutenir le terrorisme », peut-on lire dans un communiqué de ce jour des services des ministères israéliens de la Sécurité et de l’Intérieur, recommandant ainsi aux élus français « de ne pas prendre l’avion du tout ».

La délégation qui voudrait par la même occasion rencontré l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, en détention administrative en Israël depuis le 23 août, devrait être composé du Secrétaire Général du PCF et sénateur Pierre Laurent, quatre députés La France insoumise, Clémentine Autain, Danièle Obono, Muriel Ressiguier et Michel Larive, et des élus locaux dont les maires communistes de Gennevilliers Patrice Leclerc et celui de Stains, Azzedine Taibi.

C’est une partie de la grande délégation d’une vingtaine d’élus européens, qui comptaient se rendre en Israël et dans les Territoires palestiniens du 18 au 23 novembre pour « alerter sur la situation de près de 6 000 prisonniers politiques palestiniens ». Seuls les élus français sont visés par la mesure israélienne.

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