Crise anglophone-Cameroun: Des suspects interpellés pour meurtres de gendarmes

Six personnes ont été récemment interpellées par la justice camerounaise. Elles sont soupçonnées d’avoir assassiné des gendarmes dans le nord-ouest du Cameroun. L’information a été donnée par Issa Tchiroma Bakary, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement camerounais.

Selon le récit officiel, les faits remontent au 06 novembre dernier quand une dizaine d’individus équipés d’armes blanches (machettes et lance-pierres) ont attaqué le lycée technique de Jakiri dans le dessein d’expulser élèves et enseignants afin d’incendier l‘établissement.

Lors de l’intervention de la Force publique, un gendarme est abattu par les assaillants. Le jour suivant, un individu cagoulé ouvre le feu sur un poste de contrôle mixte (police-gendarmerie), tuant ainsi un autre gendarme. Le lendemain encore, un troisième gendarme et un militaire seront aussi assassinés.

Mais, c’est au cours d’une opération de ratissage en guise de représailles que six personnes suspectes ont été arrêtées. Ces personnes auraient avoué les faits pendant l’interrogatoire, d’après le porte-parole du gouvernement qui a conclu : « Au vu de cette situation, nous sommes à présent tous d’accord pour dire, comme nous l’avons toujours affirmé et soutenu depuis le début des violences dans les deux régions dites anglophones, que notre pays fait bel et bien face à une entreprise terroriste, à un ennemi implacable de la République, mû par une aveugle et une folie meurtrière sans limites».

Depuis novembre 2016, la minorité anglophone, qui représente environ 20% des 22 millions de Camerounais et 2 régions sur 10 dans tout le pays, proteste contre ce qu’elle appelle sa “marginalisation” dans la société.

D’aucuns exigent le retour au fédéralisme comme dans les années 1960, tandis que d’autres plaident en faveur d’une partition du pays. Des options que l’Etat camerounais condamne et rejette avec fermeté.

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