Cheikh Kanté : « Je ne vais pas accepter, au nom de la démocratie… qu’on salisse une institution comme le Pad »

« Il n’a jamais été dans ses intentions de savonner le plancher à son successeur, Aboubacar Sadikh Bèye, en procédant à des recrutements tous azimuts alors qu’il a été relevé de ses fonctions. Face à la presse, ce weekend à Fatick, il a juré que ces décisions étaient programmées bien avant l’annonce de son limogeage », s’est justifié Cheikh Kanté.

« Depuis le 27 avril, j’avais signé un protocole d’accord avec les cinq syndicats pour une régularisation des temporaires qui sont là-bas, conformément aux recommandations de la Cour des comptes, confie le nouveau ministre en charge du suivi de la mise en œuvre du Pse, cité dans Le Quotidien de ce lundi. Le chef du personnel devait le faire le faire depuis cette date, mais il a passé son temps à demander aux gens des certificats de casier judiciaire et autres jusqu’à mon départ. Ils (les syndicalistes) venus me dire : ‘Si vous ne signez pas les régularisations, il y a des risques que cela ne se fasse plus.’ Et je les ai signées consciencieusement. »

S’insurgeant contre ce qu’il assimile à de la « jalousie » et de la « méchanceté » des personnes qui critiquent sa gestion par voie de presse, Cheikh Kanté menace : « Je ne vais pas accepter, au nom de la démocratie ou d’une liberté de presse, qu’on salisse une institution comme le Pad (Port autonome de Dakar, Ndlr) que j’ai incarnée pendant cinq ans. (…) J’ai porté plainte contre ce journal-là (dont il ne cite pas le nom, Ndlr) et je compte aller jusqu’au bout. Ils n’ont qu’à continuer à sortir leur torchon, moi j’accumule des preuves. »

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