Centrafrique: Une attaque à la grenade fait au moins 20 blessés dans un café de Bangui

Près de 20 personnes ont été blessées par une attque à la grenade la nuit du 11 novembre lors d’un concert au café « Au Carrefour de la paix » de Bangui. Les auteurs ne sont pas encore identifiés.

La frayeur, la panique dans tous les esprits ce samedi soir au café « Au Carrefour de la paix ». Quatre grenades venaient d‘être déclenchées. Bilan : une vingtaine de blessés, d’après des témoins. Un chiffre confirmé par le personnel médical de l’hôpital de Bangui qui dit avoir reçu 21 blessés aux urgences.

Du côté des familles des victimes, la hantise du pire semble déjà gagner les esprits. «On m’a prévenu hier soir, mon frère est en attente, il a reçu des bouts de grenade dans les jambes. Peut-être qu’on va l’amputer», s’est inquiété Romaric, venu au chevet de son frère.

Les auteurs de l’attaque : «Deux individus sur une moto qui ont lancé samedi soir une grenade dans le café où se produisait le chanteur centrafricain Ozaguin», a déclaré au téléphone depuis Libreville, le porte-parole de la mission de paix en RCA (Minusca), Hervé Verhoosel.

Difficile pour l’instant de déterminer l’identité des deux assaillants, puisqu’ils ont vite quitté les lieux après leur acte. Toutefois, cette attaque s’est produite à la limite du 3ème arrondissement et du 5ème arrondissement ou PK5 de Bangui. Une zone à prédominance musulmane, épicentre des violences communautaires ces dernières années dans la capitale centrafricaine.

Mais, l’attaque n’a pas touché le «Roi» centrafricain de la Rumba, Jean Paul Mbélé alias Ozaguin, même si six de ses musiciens ont été touchés. La star n’a pas ainsi tardé à remercier sur sa page facebook, Dieu et ses fans pour leur soutien.

Depuis une opération des forces armées centrafricaines contre un groupe armé du PK 5 en février dernier, Bangui n’avait plus été le théâtre de violences.

L’attaque de la nuit du 11 novembre dernier pose de nouveau le problème d’une véritable paix durable en République centrafricaine en proie aux violences depuis la destitution en 2013 du président François Bozizé par la milice Séléka d’obédience musulmane conduite par Michel Djotodia.

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