Paradise Papers : l’île Maurice ouvre une enquête

Les « Paradise Papers » ont mis à nu à la fois l’utilisation de failles du système fiscal et des grandes sociétés internationales mais aussi leurs transactions douteuses.

Sur le continent Africain, l’île Maurice est citée comme une plateforme par laquelle des transactions vers d’autres pays ont transité.

L’argent de plusieurs personnalités, dont des ministres africains, et hommes d’affaires sont passés par là.
Mais le pays rejette les accusations de paradis fiscal et annonce l’ouverture d’une enquête.

Les « Paradise Papers » ont mis à nu à la fois l’utilisation de failles du système fiscal et des grandes sociétés internationales mais aussi leurs transactions douteuses.

Sur les 13.4 millions de documents épluchés, 500,000 proviennent du cabinet Appleby de l’ile Maurice, situé à Port Louis.

Toutefois, le ministre mauricien des Services financiers Sudhir Sesungkur se défend que son pays soit un paradis fiscal avec un centre financier qui fonctionne depuis le quart de siècle.

Le Premier ministre Pravind Jugnauth explique que ceux qui sont en train de jeter la boue sur l’île ont leurs motivations mais « nous ne sommes pas classés sur une liste noire ».

La Financial Services Commission, le régulateur des services financiers, a ouvert une enquête.
L’offshore mauricien est actuellement en plein essor.

Elle compte 22,094 compagnies reparties dans deux types de société offshore dans la juridiction mauricienne, connue comme le Global Business Company.

La GBC1 (11,686 compagnies) concerne les activités entreprises depuis l’île Maurice avec les non-résidents et dans une monnaie autre que la Roupie Mauricienne.

La GBC 2, comprenant 10,408 comptes, est une société de droit mauricien mais non résidente fiscalement à Maurice.
Selon l’économiste Swadick Nuthay, des accords fiscaux signés avec plusieurs pays font la force de l’offshore mauricien.

L’avocat d’affaires Shameer Mohuddy explique « qu’il y a une législation suffisante pour protéger contre l’évasion fiscale ».

Si les opérations sont menées en toute légalité, la lutte contre le blanchiment demeure une des principaux défis de l’offshore mauricien.

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