Impacts économiques: Le Magal de Touba génère en moyenne 250 milliards FCFA…

L’étude réalisée par l’Université Alioune Diop de Bamabey en collaboration avec le Comité d’organisation du grand Magal de Touba a été présentée pour la première fois au public au cours de ce dîner. Faisant l’économie de l’étude, le docteur en Sciences économiques, le professeur Souleymane Astou Diagne, a fait noter que « le grand Magal brasse en moyenne 250 milliards FCFA dans l’économie nationale grâce notamment aux dépenses d’organisation ainsi que les dépenses effectuées par les pèlerins ».

A l’en croire, ces chiffres sont le condensé des réponses apportées aux différents questionnaires portant sur des acteurs clés comme sont les organisateurs, les pèlerins, les dahira, les ménages, les transporteurs, les sociétés de transfert des fonds, etc.

« Sur les 3.700.000 millions pèlerins enregistrés chaque année à Touba, 42% d’entre eux effectuent, durant leur séjour, des opérations de transferts d’argent pour des sommes comprises entre 56.000 FCFA et 139.000 FCFA selon que l’argent provienne du Sénégal ou de l’étranger », a soutenu Souleymane Astou Diagne.

Lequel ajoute que « les professionnels qui s’activent dans ces commerces de fonds, gagnent en moyenne, 800.000 FCFA par jour durant ce grand événement religieux unique en son genre dans toute l’Afrique de l’ouest ».

« Les dahiras, quant à eux, dépensent en moyenne, entre 08 et 12 millions et ce, principalement dans la nourriture et le transport », a renseigné le docteur en Sciences économiques.

Parlant de la moyenne d’âge des pèlerins, le professeur Diagne a laissé entendre qu’elle « est passée de 32 ans il y’a quelques années à 29 ans ». Selon lui, « les pèlerins qui viennent généralement de Dakar, Diourbel et Thiès ont un niveau d’instruction bien élevé ».

En outre, l’étude fait relever que « 150 000 ruminants sacrifiés chaque année à Touba, pour les besoins du grand Magal », a-t-il renseigné.

Les résultats des cette étude appellent des recommandations qui ont trait à une « meilleure organisation spatiale de la ville, à la création de sites d’hébergement pour renforcer la capacité d’accueil, ou encore à la mise en place d’un plan industriel pour la cité religieuse et ses alentours » rapporte le professeur Souleymane Astou Diagne.

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