Le riz trace son sillon dans le bassin arachidier

La zone arachidière par excellence, les régions de Kaolack, de Kaffrine et de Fatick renferme un potentiel rizicole très peu exploité jusque-là. Mais les stratégies du Gouvernement appuyé par ses partenaires comme le Japon, la culture du riz est entrain de se faire une place à coté de l’arachide et du mil.

Cette diversification agricole vise à transformer le bassin arachidier en bassin agricole conformément au souhait du président de la République. De ce point de vue les orientations sont claires et, sur le terrain, les efforts commencent à porter leurs fruits, si l’on en croit les différents acteurs.

« L’Etat a encouragé les producteurs à emblaver des parcelles de riz et les accompagne à travers ses services techniques décentralisés et les projets et programmes en semences et matières agricoles et post-récoltes gratuitement. Pour mettre en place une parcelle de riz, il faut au moins que le sol soit composé de 30% à 40% d’argile. Des sites ont été identifiés. On a des mares temporaires et des bas-fonds. Sur le plan régional, par exemple, nous avons 2285 hectares emblavés à Nioro, 20 hectares à Guinguinéo et 1006 hectares à Kaolack. Et le potentiel d’emblavure est estimé à plus de 5 000 hectares dans la région », a précisé le Drdr Youssouph Guèye. Avec un hivernage plus pluvieux que celui de l’année dernière, les rendements de cette année s’annoncent meilleurs, a-t-il dit dans les colonnes du journal « Le Soleil ».

Il espère même que la référence du Pracas (Programme d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture Sénégalaise) fixé à 2,5 tonnes à l’hectare pour la riziculture pluviale sera dépassée.

« L’année dernière, même avec la faiblesse des pluies eu entre 1,9 tonnes et 2 tonnes à l’hectare, cette année on espère même dépasser la référence la référence de 2,5 tonnes parce que la pluie a bien répondue », a-t-il dit.

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